N° 286
du 20/01/2004

Mauritanie

Le camp Haidalla prêt au dialogue avec le pouvoir, sous conditions
Le camp de l’ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla est prêt à dialoguer avec le pouvoir pour sortir le pays de «sa grave crise politique», a déclaré le 2/01 le député Ismaël Ould Amar, qui était directeur de campagne de M. Ould Haidalla pour la présidentielle du 7 novembre dernier.
«Nous sommes prêts à dialoguer avec le pouvoir pour sortir la Mauritanie de sa grave crise politique, mais à condition que le pouvoir révise le cadre politique général dans le pays», a déclaré M. Ould Amar, en présence de M. Ould Haidalla.
Selon M. Ould Amar, parmi les préalables à ce dialogue figure «la révision de la Constitution, de manière à ce qu’il y ait un véritable équilibre entre les pouvoirs». «Le scrutin du 7 novembre et ses répercussions sur la vie politique ont porté un très grand préjudice au processus démocratique en Mauritanie», a-t-il estimé.
M. Ould Haidalla a pour sa part soutenu que son groupe politique «mènerait des consultations avec les différents courants de l’opposition pour décider de leur avenir politique».
Arrêté au lendemain de la publication des résultats de la présidentielle et accusé d’avoir préparé un coup d’Etat, M. Ould Haidalla a été condamné le 28 décembre à 5 ans de prison avec sursis et à la privation de ses droits civiques et politiques.
Sept de ses amis ont également été condamnés à de la prison avec sursis.
Arrivé en deuxième position lors de la présidentielle, avec 18,67% des suffrages, derrière l’actuel président Maaouiya Ould Taya, réélu dès le premier tour avec 67,02% des voix, il avait déposé un recours en annulation le 30 décembre pour «fraudes massives avérées». Son recours a été rejeté par le Conseil constitutionnel.

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