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Éternellement
coiffé d'une chéchia rouge, ce colonel
à la retraite n'a plus guère des allures de
militaire, si ce n'est une certaine froideur,
atténuée par une voix calme, presque douce,
qui sied mal à sa carrure imposante.
Né en 1938, à Maïné-Soroa, dans
le département de Diffa, (extrême sud-est,
région frontalière du Nigeria), comme Ousmane,
il est de l'ethnie Kanuri.
Tandja Mamadou est marié et père de dix
enfants.
Après ses études primaires, il
fréquente l'école militaire de Kati, au Mali
entre 1955 et 1959. Ensuite, il s'envole pour Madagascar,
où il suit les cours de l'école de
sous-officiers de Tananarive, de 1959 à 1963.
En 1965, il est admis à l'école des
officiers de Bouaké en Côte d'Ivoire,
d'où il sort Sous-lieutenant, en juillet 1967.
Nommé lieutenant en octobre 1969, il passe au
grade de capitaine le 1er août 1975 puis est promu
chef de bataillon le 1er janvier 1981 et admis au grade de
lieutenant-colonel le 1er janvier 1987.
Il a occupé durant sa carrière militaire
divers postes de commandements, notamment celui commandant
de la compagnie de génie militaire de la
célèbre "Route de l'unité et de
l'amitié nigero-canadienne" (Gouré-Diffa),
entre 1972 et 1976, un poste dont il tire une certaine
fierté aujourd'hui encore.
En 1976, il est nommé préfet de Maradi,
puis ministre de l'Intérieur, de 1979 à
1981.
Il redevient préfet, de la région de
Tahoua, entre 1981 et mars 1988, avant d'être
nommé ambassadeur au Nigeria, de juin 1988 à
mars 1990. Il terminera sa carrière administrative
à nouveau comme ministre de l'Intérieur de
mars 1980 à mars 1991.
Il est président du Mouvement national pour la
société de développement
(MNSD-Nassara) depuis le 5 novembre 1991, l'ancien parti
unique ayant enfilé des habits neufs en mars de cette
même année.
En 1993, M. Tandja, arrivé en tête du
premier tour est battu au deuxième par M. Ousmane. A
l'époque, persuadé d'avoir été
battu par la fraude, il a toutefois lancé un appel au
calme et demandé à ses partisans d'accepter sa
défaite pour éviter de violents
affrontements.
Vieux routier de la politique nigérienne, il
avait déjà participé en avril 1974 au
coup d'Etat qui a renversé le premier
président, Diori Hamani, devenant membre du Conseil
militaire suprême (CMS) du président Seyni
Kountché qui a dirigé le pays jusqu'en 1987.
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