Le colonel Ibrahim Baré Maïnassara
(qui signifie "le victorieux", en langue haoussa), qui a mené
le coup d'Etat et pris la tête du Conseil de salut national,
est un militaire de carrière.
Né en 1949 à Maradi (550 km à l'est de Niamey),
il est haoussa (ethnie majoritaire au Niger et surtout
présente au sud du pays, le long de la frontière avec
le Nigeria).
Il a fait des études primaires à Niamey, suivies d'une
formation militaire à Madagascar et en France, avant de
devenir en 1974, à l'âge de 25 ans, aide de camp du
président Seyni Kountché. En 1976, il est nommé
commandant de la garde présidentielle.
Deux ans plus tard, il prend le commandement de la compagnie
parachutiste de Niamey. En 1984, il est chef du troisième
bureau de l'état-major des forces armées. De 1986
à 1987, le colonel Maïnassara est attaché
militaire à l'ambassade du Niger à Paris, avant de se
voir confier le ministère de la Santé (1987-90). De
1990 à 1992 il est ambassadeur en Algérie. En 1992, il
revient au Niger pour devenir conseiller de défense du Premier
ministre de transition Cheiffou Amadou (1991-1993). Après les
premières élections présidentielles
démocratiques, en avril 1993, il est nommé chef
d'état-major particulier du président Mahamane Ousmane
en juin de cette même année.
En 1994-95, il effectue un stage au collège
interarmées de défense à Paris avant
d'être nommé, en mars 1995, chef d'état-major de
l'armée nigérienne par le Premier ministre Hama Amadou,
qu'il connaît bien puisque ce dernier a été le
directeur de cabinet du président Kountché.
Musulman, marié et père de trois enfants, M.
Maïnassara est colonel depuis janvier 1995.
Ibrahim Baré Maïnassara a
été tué le 9 avril 1999 dans un coup
d'Etat.