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| Quelques étudiants ont
été légèrement blessés le 15/01 lors
de heurts avec les forces de l’ordre et des centaines d’étudiants
qui réclamaient le versement d’arriérés de bourses.
Des groupes d’étudiants en colère ont attaqué à coups de pierres des gendarmes en faction près du campus universitaire pour exprimer «leur ras-le-bol face à la dégradation de leurs conditions de vie et d’études». Depuis plusieurs années, un petit détachement de gendarmes monte la garde près du campus universitaire pour donner l’alerte en cas de manifestations d’étudiants, qui considèrent de leur côté que la présence des forces de l’ordre est une «provocation». Les gendarmes, qui ont reçu des renforts de la police anti-émeutes, ont donné l’assaut contre les manifestants en les bombardant à l’aide de grenades lacrymogènes, selon des journalistes sur place. Selon l’Union des étudiants Nigériens à l’université de Niamey (UENUN), trois étudiants ont été légèrement blessés par la détonation de grenades lacrymogènes. En octobre dernier lors de heurts similaires, le gouvernement avait temporairement fermé le campus pour apaiser la tension. Officiellement, cette fermeture était destinée à permettre la redistribution des chambres et à la réfection des bâtiments. Six dirigeants étudiants ont été arrêtés par la police avant d’être libérés à l’occasion d’une visite du président français Jacques Chirac à Niamey. Depuis plus de trois ans, les étudiants manifestent régulièrement pour exiger le versement de plusieurs mois d’arriérés de bourses. En février 2001, des milliers d’étudiants qui protestaient contre la «dégradation» de leurs conditions d’études s’étaient violemment heurtés avec les forces de l’ordre, tuant un gendarme et en blessant plusieurs. |
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