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Situation: 1.267.000 km2.
Pays sahélien enclavé, en grande partie
désertique, bordé à l'ouest par le
Mali, le Burkina Faso, au sud par le Bénin et le
Nigeria, à l'est par le Tchad, et au nord par l'a
Libye et l'Algérie.
Population: près de 10 millions
d'habitants.
Ethnies : Haoussa, Djerma, Peulhs, Kanuri,
Songhaye, Touaregs, Toubou,
Capitale: Niamey.
Principales villes : Zinder, Maradi, Dosso,
Tahoua, Diffa, Tanout.
Langues: Français (officielle).
Langues nationales : haoussa (majoritaire),
songhay-djerma, le toubou, le peulh, le tamacheq (touaregs),
le gourmatché, l'arabe
Religion: Islam (plus de 90%).
Histoire: Ancienne colonie française.
Indépendante en 1960 sous la présidence de
Diori Hamani.
1974-1987: régime militaire du
général Seyni Kountché.
A sa mort en 1987, il est remplacé par le colonel
Ali Seibou, qui crée en 1989, un parti unique, le
Mouvement national pour une société de
développement (MNSD).
La Conférence nationale de 1991 permet à de
nouvelles forces politiques de voir le jour et aboutit
à des premières élections
démocratiques en 1993.
Mahame Ousmane, candidat de la CDS-Rahama,
formation politique créée pour lutter contre
le domination du MNSD, est élu président face
à Tandja Mamadou.
En 1995, un traité de paix a mis fin à une
rébellion touarègue (150 morts, 1991 à
1994).
En 1995, des élections législatives
anticipées provoquent un changement d'alliances : le
PNDS d'Issoufou s'allie avec le MNSD à
l'Assemblée, contre la CDS du président
Ousmane qui devient minoritaire. La cohabitation est
difficile et le pays quasiment paralysé en raison des
multiples contestations qui suivent chaque décision.
C'est le prétexte que prend en janvier 1996, le
colonel Ibrahim Baré Maïnassara pour
opérer un coup d'Etat qui renverse le
président Mahamane Ousmane, le premier chef d'Etat
démocratiquement élu et son Premier ministre,
Hama Amadou (MNSD) issu de l'opposition.
Devenu général, Baré Maïnassara
organise la même année, en juillet, une
élection présidentielles qu'il fait
interrompre pour se faire proclamer "élu". Tous les
partis politiques, y compris les ennemis de la veille, se
soudent alors contre son régime, au sein d'un
front pour la restauration de la démocratie
(FRDD), front qui malmènera le régime
Baré malgré ses soutiens extérieurs et
notamment français. D'élections truqués
en élections truquées, le régime
Baré se précipité lui-même vers
sa fin.
Le 9 avril 1999, le président Maïnassara est
assassiné lors d'un coup d'Etat mené par des
éléments de sa propre garde
présidentielle, alors dirigée par le
commandant Wanké.
La junte au pouvoir, dénommée Conseil de
réconciliation nationale (CRN), fait adopter par
référendum une nouvelle constitution
instaurant la cinquième république, et
organise les élections présidentielle et
législatives qui ont eu lieu en octobre et novembre
1999.
La nouvelle Constitution, adoptée en juillet 1999, a
instauré un régime semi-présidentiel et
prévoit une amnistie pour les auteurs des coups
d'Etat de 1996 et 1999.
Economie: Le pays est confronté à
d'importants problèmes de trésorerie depuis
l'assassinat du président Maïnassara, les
principaux bailleurs de fonds, dont la France, ayant
suspendu leur assistance. Le Niger est le deuxième
pays le plus pauvre du monde, selon le Programme des Nations
Unies pour le développement. L'uranium, dont le pays
est le 2ème producteur mondial, est la principale
ressource d'exportation. (cf. encadré)
Dette extérieure: 1,5 milliard de dollars.
Armée: 5.300 hommes, selon l'Institut
international des études stratégiques (IISS,
1998/99).
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