N° 197
du 28/11/1999

Niger


Le Niger en fiche

Situation: 1.267.000 km2.
Pays sahélien enclavé, en grande partie désertique, bordé à l'ouest par le Mali, le Burkina Faso, au sud par le Bénin et le Nigeria, à l'est par le Tchad, et au nord par l'a Libye et l'Algérie.

Population: près de 10 millions d'habitants.

Ethnies : Haoussa, Djerma, Peulhs, Kanuri, Songhaye, Touaregs, Toubou,

Capitale: Niamey.

Principales villes : Zinder, Maradi, Dosso, Tahoua, Diffa, Tanout.

Langues: Français (officielle).

Langues nationales : haoussa (majoritaire), songhay-djerma, le toubou, le peulh, le tamacheq (touaregs), le gourmatché, l'arabe

Religion: Islam (plus de 90%).

Histoire: Ancienne colonie française. Indépendante en 1960 sous la présidence de Diori Hamani.
1974-1987: régime militaire du général Seyni Kountché.
A sa mort en 1987, il est remplacé par le colonel Ali Seibou, qui crée en 1989, un parti unique, le Mouvement national pour une société de développement (MNSD).
La Conférence nationale de 1991 permet à de nouvelles forces politiques de voir le jour et aboutit à des premières élections démocratiques en 1993.
Mahame Ousmane, candidat de la CDS-Rahama, formation politique créée pour lutter contre le domination du MNSD, est élu président face à Tandja Mamadou.
En 1995, un traité de paix a mis fin à une rébellion touarègue (150 morts, 1991 à 1994).
En 1995, des élections législatives anticipées provoquent un changement d'alliances : le PNDS d'Issoufou s'allie avec le MNSD à l'Assemblée, contre la CDS du président Ousmane qui devient minoritaire. La cohabitation est difficile et le pays quasiment paralysé en raison des multiples contestations qui suivent chaque décision.
C'est le prétexte que prend en janvier 1996, le colonel Ibrahim Baré Maïnassara pour opérer un coup d'Etat qui renverse le président Mahamane Ousmane, le premier chef d'Etat démocratiquement élu et son Premier ministre, Hama Amadou (MNSD) issu de l'opposition.
Devenu général, Baré Maïnassara organise la même année, en juillet, une élection présidentielles qu'il fait interrompre pour se faire proclamer "élu". Tous les partis politiques, y compris les ennemis de la veille, se soudent alors contre son régime, au sein d'un front pour la restauration de la démocratie (FRDD), front qui malmènera le régime Baré malgré ses soutiens extérieurs et notamment français. D'élections truqués en élections truquées, le régime Baré se précipité lui-même vers sa fin.
Le 9 avril 1999, le président Maïnassara est assassiné lors d'un coup d'Etat mené par des éléments de sa propre garde présidentielle, alors dirigée par le commandant Wanké.
La junte au pouvoir, dénommée Conseil de réconciliation nationale (CRN), fait adopter par référendum une nouvelle constitution instaurant la cinquième république, et organise les élections présidentielle et législatives qui ont eu lieu en octobre et novembre 1999.
La nouvelle Constitution, adoptée en juillet 1999, a instauré un régime semi-présidentiel et prévoit une amnistie pour les auteurs des coups d'Etat de 1996 et 1999.

Economie: Le pays est confronté à d'importants problèmes de trésorerie depuis l'assassinat du président Maïnassara, les principaux bailleurs de fonds, dont la France, ayant suspendu leur assistance. Le Niger est le deuxième pays le plus pauvre du monde, selon le Programme des Nations Unies pour le développement. L'uranium, dont le pays est le 2ème producteur mondial, est la principale ressource d'exportation. (cf. encadré)

Dette extérieure: 1,5 milliard de dollars.

Armée: 5.300 hommes, selon l'Institut international des études stratégiques (IISS, 1998/99).


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