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Une Coordination
démocratique de la société civile a
été créée pour "défendre
et promouvoir la démocratie et l'Etat de droit", ont
annoncé ses responsables.
La Coordination est composée de 23 membres dont des
organisations de défense des droits de l'Homme, des
syndicats, des associations de consommateurs et des ONG
féminines.
Dans une déclaration conjointe, les membres de la
coordination affirment leur volonté de "contribuer
à la consolidation et au renforcement des acquis
sociaux", de "lutter contre l'impunité et la mal
gouvernance" et de "combattre la mondialisation,
l'endettement et la pauvreté".
Pour atteindre ces objectifs, la coordination veut "user de
tous les moyens autorisés par les lois de la
République" à savoir les déclarations
de protestations, les manifestations de rue, les
grèves, les opérations "villes mortes", la
médiation et mêmes les recours en justice,
précise le texte.
En février dernier, plusieurs organisations,
aujourd'hui membres de cette coordination, appuyées
par les partis politiques avaient organisé sans
succès des séries de manifestations contre "le
démantèlement" de l'unique université
du pays, basée dans la capitale.
Récemment, le gouvernement a interdit une marche de
protestation de la société civile à
Niamey contre la destitution le 9 juillet du sultan de
Zinder (est), le plus influent chef coutumier, mis en examen
en juin dernier par la justice nigérienne. Les
partisans du premier ministre Hama Amadou ont
dénoncé "les agissements" de ces organisations
qu'ils accusent d'être "à la solde des partis
d'opposition".
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