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Plusieurs milliers de
militants de l'opposition ont manifesté le 13 octobre
à Niamey pour dénoncer "le bilan
négatif" de deux ans de gestion du Niger, a
déclaré, lors d'un rassemblement devant le
Parlement, Mahamadou Issoufou, président de la
Coordination des forces démocratiques (CFD),
une coalition de 12 partis opposés au régime
du président Mamadou Tandja, élu en
novembre 1999.
Ce rassemblement marque le rentrée politique de
la CFD qui, en 2000, a institué des Mouvements
d'actions citoyennes (MAC) pour "consolider" les
institutions démocratiques.
La gestion est "pire" que celle de l'année
dernière a insisté M. Issoufou, qui a
relevé que les violations de la Constitution, la
corruption, l'affairisme et la mauvaise gestion des
ressources humaines se sont "amplifiées" en 2001. M.
Issoufou, également président du Parti
nigérien pour la démocratie et le socialisme
(PNDS), a dénoncé "la gestion
prédatrice massive des affaires publiques" et
"félicité" l'Union européenne pour sa
"vigilance" dans le contrôle de l'utilisation de son
aide budgétaire au Niger. Il a invité le FMI
et la Banque mondiale à "prendre exemple" sur l'UE.
Sur le plan politique, la CFD exige la reprise du
fichier électoral et l'institution de cartes
d'identités infalsifiables dans la perspective des
élections locales prévue en 2002.
De plus, M. Issoufou s'est élevé contre la
censure dans les médias d'Etat, et contre la
persistance des écoutes téléphoniques
dont sont victimes les opposants.
Il a également demandé la
libération d'une dizaine d'étudiants
incarcérés depuis les violentes manifestations
de février dernier, au cours desquelles un gendarme
avait été tué, suggérant aux
dirigeants de "se soucier" davantage des problèmes de
l'éducation du Niger, dont le taux de scolarisation
est inférieur à 35%.
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