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Le président du Parti nigérien pour lautogestion (PNA, opposition), M. Sanoussi Jackou, a été placé le 18 mai en garde à vue à la police judiciaire de Niamey. Il était poursuivi avec deux directeurs de publications et un autre militant dopposition pour diffamation dans une série darticles dans son journal (la Roue de lhistoire) contre lactuel ministre du Commerce, Seïni Oumarou, et pour incitation à la haine ethnique pour des propos tenus lors dun débat radiodiffusé.
M. Jackou avait déjà été brièvement interpellé à la suite dun débat sur une radio privée locale au cours duquel il avait accusé le Premier ministre nigérien Hama Amadou dencourager lethnocentrisme et le régionalisme dans la nomination des fonctionnaires dEtat.
Les députés de lopposition ont suspendu le 24 mai pour 24 heures leur participation à la session budgétaire de lAssemblée nationale pour protester contre son incarcération. Le 26 mai, près de 2.000 personnes ont manifesté à Niamey pour exiger sa libération.
De son côté, la présidente du collectif des plus importantes organisations locales de défense des droits de lHomme, Amina Balla Kalto, a dénoncé les graves violations constitutionnelles, le sacre de limpunité et la descente vers un Etat totalitaire au Niger. Elle rappelé que trois étudiants sont emprisonnés depuis plus dun an, sans jugement, et la condamnation récente du président dune association des droits de lHomme, Morou Amadou, à 10 mois de prison ferme pour outrage à magistrat. Toute cette agitation sest terminée par un non-lieu devant le tribunal de Niamey.
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