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Voici la chronologie de la mutinerie
dans le sud-est du pays et du soulèvement dans la capitale:
- 30 juillet : Début dune mutinerie dhommes du rang dans les garnisons de NGourti, NGuimi et Diffa (sud-est), qui arrêtent plusieurs hauts responsables civils et militaires.
- 31 juillet : Les mutins prennent en otage le préfet de la région de Diffa et réclament une augmentation de salaires et une amélioration de leurs conditions de vie.
Le gouvernement qualifie ces actes de véritable rébellion, affirmant que les exigences des mutins sont à lévidence dordre politique.
- 1er août : Les mutins affirment quils riposteront en cas dattaque et quils sont prêts à mourir. Ils démentent avoir exigé la révocation du chef détat-major, comme lavait affirmé le ministre de la Défense, mais maintiennent leur exigence sur la venue du Premier ministre Hama Amadou à NGourti. Des renforts militaires quittent Niamey pour Diffa.
- 2 août : Coups de feu sporadiques à Diffa, où les mutins ont renforcé leurs patrouilles à bord de véhicules équipés darmes lourdes et imposé un couvre-feu.
Les mutins réclament une amnistie générale et la mutation de leurs supérieurs hiérarchiques.
- 3 août : Les forces gouvernementales dépêchées dans la région reprennent le contrôle de Diffa, après des combats à larme lourde.
Les mutins se replient avec leurs otages dans les garnisons de NGuigmi et NGourti.
- 4 août : Arrestation à Niamey dun quatrième officier de larmée, soupçonné dêtre lié à la mutinerie.
Les mutins relâchent les personnalités civiles, dont le préfet de la région de Diffa.
- 5 août : Dans la capitale, Niamey, des militaires tentent dans la nuit de prendre le contrôle de trois casernes: première insurrection militaire depuis larrivée au pouvoir du président Mamadou Tandja, il y a deux ans. Des rafales darmes automatiques retentissent aux environs de la présidence, mais le calme revient en début de matinée. Le gouvernement annonce que la plupart des militaires compromis sont arrêtés et que quelques-uns en fuite sont activement recherchés.
Le ministre de la Défense assure quil ny a aucun lien entre la mutinerie dans le sud-est et le mouvement dinsurrection dans la capitale.
- 6 août : Le président Tandja lance un appel pressant aux soldats insurgés à Niamey et dans le sud-est à regagner sans plus tarder leurs casernes.
Les troupes gouvernementales reprennent le contrôle de la garnison de NGuigmi, libérant les responsables militaires retenus prisonniers par les mutins.
- 7 août : Les soldats gouvernementaux poursuivent leur progression vers la garnison de NGourti, plus au nord, où les derniers mutins ont trouvé refuge après la prise de NGuigmi.
Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, se déclare très inquiet de la vague de violences au Niger et condamne fermement toute tentative de semparer du pouvoir par la force ou dutiliser la violence pour exprimer ses doléances.
Les partis au pouvoir au Niger demandent linstauration dune cour martiale pour juger les soldats insurgés à Diffa et dans la capitale.
- 9 août : la police nigériane est placée en état dalerte afin dempêcher des soldats mutinés dans la région de Diffa de se réfugier au Nigeria voisin. Le ministère de la Défense annonce la prise sans résistance de la garnison de NGourti et larrestation des mutins qui y sont retranchés. Le gouvernement annonce officiellement la fin de la mutinerie dans le pays.
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