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L’ancien Premier ministre
et vice-président de la Convention Démocratique et Sociale
(CDS Rahama parti de l’ancien
président Mahamane Ousmane), Cheiffou Amadou,
a annoncé la création de son propre parti le Rassemblement
Social Démocrate (RSD-Gaskiya). dont il est le président
du bureau politique provisoire.
Dans une déclaration annonçant la création de ce
parti, ses dirigeants indiquent que la gestion des affaires publiques
au Niger est faite d’exclusion, d’intolérance au sein
d’une société déjà en proie au sous-développement,
à la mal gouvernance et la mondialisation, a rapporté l’hebdomadaire
indépendant Le Républicain. Le RSD-Gaskiya dit s’inscrire
dans le courant social-démocrate et se veut une alternative à
la faillite de deux grands systèmes que sont le «libéralisme
sauvage» et le «communisme totalitaire».
L’annonce de la création de ce nouveau parti d’opposition
s’est faite en présence de Mahamadou Issoufou,
le leader du PNDS (principal parti d’opposition
nigérien) qui a vu sans doute d’un très bon œil
cette «cassure» dans la mouvance présidentielle dont
fait partie la CDS de Mahamane Ousmane.
Amadou Cheiffou pourrait entraîner avec lui une partie non négligeable
de l’électorat de Maradi, son fief, qui compte quelque 315
000 électeurs.
Lors de la dernière présidentielle, n’ayant pas vraiment
battu campagne pour Mahamane Ousmane, c’est sans doute lui qui avait
ainsi permis à Issoufou du PNDS de se retrouver au deuxième
tour face à Mamadou Tanja, président du
Mouvement national pour la société de développement.
Au second tour, Amadou Cheiffou n’a pas osé jouer à
fond la fronde contre Ousmane, permettant à Mamadou Tandja de faire
le plein de voix dans cette région (229 868 voix pour Tandja contre
85 174 pour Issoufou, dans la région de Maradi), et de se faire
élire.
Amadou Cheiffou a été Premier ministre pendant la transition
entre 1991 et 1993. |