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| Rhissa Ag Boula,
ancien ministre du Tourisme et figure de proue de l’ex-rébellion
touarègue qui vient d’être limogé, a été
inculpé le 19 février et placé sous mandat de dépôt.
Selon son avocat, Me Moussa Coulibaly, le jugement en cour d’assise
de son client pourrait intervenir au plus tôt dans deux ans. M. Ag Boula, qui a occupé le portefeuille du Tourisme durant 8 ans, a été arrêté le 15 février dernier et placé en garde à vue à la gendarmerie de Niamey. Il est accusé d’être «complice» dans le meurtre de M. Adam Amangué, militant du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) abattu le 26 janvier de «trois balles dans la tête tirées à bout portant» à Tchirozérine, près d’Agadez dont est aussi originaire l’ex ministre. Alors qu’il sortait le soir d’une réunion de la section du MNSD, M. Amangué a été enlevé dans sa voiture avant d’être retrouvé mort dans la brousse. Deux présumés «exécutants du meurtre» - Amadou Ibrahim dit «Bambino» et Alassane Alabo - ont été arrêtés à Niamey. Un troisième, Rhissa Attaher dit «Saïdane», a été dénoncé puis livré à la police par un membre de sa famille. Ces trois personnes auraient cité Rhissa Ag Boula comme étant leur «complice». Au lendemain de son départ du gouvernement, M. Ag Boula avait démenti toute responsabilité dans ce meurtre, affirmant avoir de lui-même quitté le gouvernement pour ne pas «gêner» le régime. M. Ag Boula avait pris le portefeuille du Tourisme et de l’Artisanat voici huit ans, après la fin de la rébellion touarègue qui a sévi de 1991 à 1995 dans les zones touarègues de Tahoua et d’Agadez (nord du Niger). Il était le chef du Front de libération de l’Aïr et de l’Azaouak (FLAA), et a mené en son nom des négociations avec le gouvernement de Niamey qui ont abouti à la signature d’un accord de paix «définitif» le 24 avril 1995. |
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