- L'Etat de Sokoto, dans
le nord-ouest du Nigeria, a réaffirmé le 25
octobre son intention d'exécuter par lapidation
une femme enceinte, reconnue coupable d'adultère,
faisant fi des appels à la clémence
lancés par des organisations des droits de l'Homme
et la France.
- Safiya Tungar-Tudu, 30 ans, a
été condamnée le 9 octobre par la
Cour supérieure de la Charia de Gwadabawa, dans
l'Etat de Sokoto, qui a instauré la loi islamique
il y a un an. Elle avait plaidé coupable.
- Le responsable de l'information de l'Etat,
Attahiru Mai-Akwai Gwadabawa, a affirmé que
cette décision de justice était
"irréversible" car elle était basée
sur le code juridique de l'Islam.
- L'accusée dispose d'un mois pour faire appel
de cette décision de justice. Si la sentence est
confirmée, Safiya Tungar-Tudu va être
enterrée dans un trou jusqu'au coup, et sa
tête sera lapidée jusqu'à ce que mort
s'en suive.
- Aucune date n'a été fixée pour
l'application de la sentence, qui doit encore être
approuvée par le gouverneur de l'Etat.
- Le mois dernier, dans l'Etat voisin de Kebbi, un
homme a été condamné à une
sentence similaire pour avoir sodomisé un enfant
de sept ans. La sentence n'a pas encore été
appliquée.
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- La commission nigériane des droits de l'Homme
a décidé de mener une enquête sur le
cas de cette femme et demandé une "suspension de
l'exécution" de la sentence en attendant les
résultats de son enquête.
- Plusieurs associations de défense des droits
de l'Homme ont condamné cette sentence, la
qualifiant de "guerre déclarée à la
constitution" de la République
fédérale du Nigeria, et de violation des
droits de l'accusée.
- Le 18 octobre, la France a demandé aux
autorités nigérianes de renoncer à
l'exécution de la jeune femme.
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