- Le gouvernement
n'autorisera pas l'application de la
condamnation à mort par lapidation pour
adultère prononcée par un tribunal
islamique du nord-ouest du pays à l'encontre d'une
femme enceinte, a déclaré le 15 novembre le
ministre nigérian de la justice Bola Ige.
- Le mois dernier, la cour de Gwadabawa (Etat de
Sokoto, nord-ouest) avait condamné à
mort Safiya Tungar-Tudu, 33 ans, qui a reconnu
avoir entretenu des relations sexuelles en dehors du
mariage. La jeune femme, actuellement en fuite, a fait
appel de ce jugement et la Cour d'appel de cet Etat se
prononcera le 27 novembre.
- Qualifiant cette sentence de "rude et primitive", le
ministre a regretté l'influence de la Charia dans
les affaires publiques d'une douzaine d'Etats du nord du
pays.
- Le gouvernement de l'Etat de Sokoto a souligné
de son côté que seule la Cour d'appel
pourrait décider du sort de la jeune femme. Si la
condamnation est confirmée, la jeune femme doit
être enterrée jusqu'au cou puis
lapidée jusqu'à ce que mort s'ensuive.
L'homme qui a été poursuivi avec elle pour
adultère a finalement été
relâché pour manque de preuves.
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- Par ailleurs, un tribunal islamique de Funtua dans
l'Etat de Katsina (nord), a condamné à
100 coups de fouet une adolescente
dénommée Rabiatu, après l'avoir
jugée coupable de relations sexuelles avant le
mariage. La jeune fille, qui est enceinte, a reconnu
avoir eu des relations sexuelles avec un jeune homme de
24 ans. Rabiatu, enceinte de sept mois, subira sa peine
en janvier, après avoir accouché. Le
tribunal a également condamné le jeune
homme à 100 coups de fouet et à un an de
prison, pour avoir séduit la jeune femme en lui
promettant de l'épouser.
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