N° 248
du 18/04/2002

Nigéria


Le Parlement Européen dénonce
la condamnation à mort d'une Nigériane pour adultère

Le Parlement européen a dénoncé le 11/04/2002 à Strasbourg "l'application fondamentaliste de la charia dans certains Etats du Nigeria" et en particulier la condamnation à mort par lapidation de la Nigériane Amina Lawal, "coupable d'avoir eu un enfant après son divorce".
Mme Lawal, qui a été condamnée à mort par lapidation le 22 mars par un tribunal islamique, après qu'elle a avoué avoir eu un enfant alors qu'elle était divorcée, a fait appel de cette décision.
Les députés ont également "invité le gouvernement nigérian à prendre de nouvelles mesures pour mettre un terme à toutes les exécutions et abolir la peine de mort".
D'autre part, la résolution du Parlement dénonce la violation des droits des femmes en général: "selon les estimations, quelque 60% des femmes nigérianes sont victimes de mutilations génitales et (...) de nombreuses informations font état d'un trafic organisé de femmes entre le Nigeria, d'autres pays d'Afrique occidentale et l'Europe".
 
Un Nigérian condamné à l'amputation de la main droite pour vol
 
Un Nigérian a été condamné le 05/04/2002 à l'amputation de la main droite pour vol et cambriolage par un tribunal islamique de l'Etat de Kano (nord). Haruna Bayero a été condamné pour être entré par effraction dans un magasin et avoir volé des produits d'une valeur de 150 dollars, dans la ville de Kumbotso. Arrêté le 28 novembre dernier en possession des produits volés, M. Bayero avait reconnu les faits, plaidant qu'il avait été poussé à commettre ce vol car il n'avait pas les moyens de payer les médicament prescrits à sa femme qui venait d'accoucher.
Si la sentence était finalement exécutée, M. Bayero serait le premier citoyen de cet Etat à être puni pour vol selon la charia. La cour lui a donné 30 jours pour faire appel.


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