N° 247
du 02/04/2002

Nigéria


Echec de la privatisation de NITEL

La privatisation de la compagnie publique nigériane des téléphones NITEL a échoué, le seul groupe d'investisseurs encore en lice n'ayant pas apporté dans les délais légaux les capitaux prévus.
Ce groupe, l'International Investors Limited (basé à Londres), avait jusqu'au mercredi 27 mars pour verser 1,185 milliard de dollars US après qu'il eut effectué un dépôt non-remboursable de 130 millions de dollars en novembre, financé en grande partie par la First Bank locale et des privés nigérians.
La vente au privé de NITEL devait être la première privatisation du plan -controversé- du gouvernement du président Olusegun Obasanjo. Une amélioration radicale des très mauvais services téléphoniques en était attendue.
Malgré sa richesse pétrolière, le Nigeria, peuplé de 120 millions d'habitants, ne dispose que de 400.000 lignes fixes, détenues par 70.000 clients, sociétés et personnes privées, ce qui en fait une des densités les plus faibles du monde.
Sur les seuls 8 derniers mois, deux sociétés privées de téléphonie cellulaire ont installé et vendu plus de raccordements que NITEL (en situation de monopole) depuis des décennies.
Les autorités envisagent de se rabattre sur une solution consistant à confier à des étrangers la seule gestion de NITEL et à ne proposer que sur le marché financier intérieur une part minoritaire de la société publique, de l'ordre de 20%.
Le désintérêt actuel des investisseurs internationaux pour les télécoms, associés à la méfiance permanente à l'égard du risque nigérian, sont à l'origine de l'échec du consortium intéressé à lever les capitaux prévus, le prix était également jugé trop élevé.


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