- La privatisation de
la compagnie publique nigériane des
téléphones NITEL a
échoué, le seul groupe d'investisseurs
encore en lice n'ayant pas apporté dans les
délais légaux les capitaux prévus.
- Ce groupe, l'International Investors Limited
(basé à Londres), avait jusqu'au mercredi
27 mars pour verser 1,185 milliard de dollars US
après qu'il eut effectué un
dépôt non-remboursable de 130 millions de
dollars en novembre, financé en grande partie par
la First Bank locale et des privés
nigérians.
- La vente au privé de NITEL devait être
la première privatisation du plan
-controversé- du gouvernement du président
Olusegun Obasanjo. Une amélioration radicale des
très mauvais services téléphoniques
en était attendue.
- Malgré sa richesse pétrolière,
le Nigeria, peuplé de 120 millions d'habitants, ne
dispose que de 400.000 lignes fixes, détenues par
70.000 clients, sociétés et personnes
privées, ce qui en fait une des densités
les plus faibles du monde.
- Sur les seuls 8 derniers mois, deux
sociétés privées de
téléphonie cellulaire ont installé
et vendu plus de raccordements que NITEL (en situation de
monopole) depuis des décennies.
- Les autorités envisagent de se rabattre sur
une solution consistant à confier à des
étrangers la seule gestion de NITEL et à ne
proposer que sur le marché financier
intérieur une part minoritaire de la
société publique, de l'ordre de 20%.
- Le désintérêt actuel des
investisseurs internationaux pour les
télécoms, associés à la
méfiance permanente à l'égard du
risque nigérian, sont à l'origine de
l'échec du consortium intéressé
à lever les capitaux prévus, le prix
était également jugé trop
élevé.
|