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Coopération militaire, forces françaises en Afrique et anciens combattants sénégalais ont été au menu du séjour à Dakar de Michèle Alliot-Marie, qui a rendu visite aux forces françaises basées à Dakar (les Forces françaises du Cap-Vert, FFCV) et a rencontré les autorités sénégalaises, dont le président Abdoulaye Wade.
Selon elle, cette visite ne marquait pas un changement dorientation mais un renforcement de la politique de coopération militaire menée par la nouvelle majorité politique en France.
Pour sa part, le ministre sénégalais des Forces armées, Youba Sambou, a souhaité un renforcement des relations de coopération militaire entre la France et le Sénégal, en particulier en matière de formation des officiers sénégalais.
M. Sambou a aussi déclaré apprécier la présence à Dakar des FFCV, fortes denviron 1.100 militaires qui, selon lui, constituent un appoint certain à la défense de la sous-région.
Présence, assistance, transport, évacuations sanitaires, patrouilles maritimes, actions de développement, préparation des militaires sénégalais aux opérations de maintien de la paix, sont quelques-unes des missions des FFCV, qui ont été exposées à Mme Alliot-Marie lors dune visite sur le terrain, après un survol des installations militaires françaises.
Au sortir de son entrevue avec le président Wade, Mme Alliot-Marie a évoqué la situation des anciens combattants des ex-colonies françaises, qui réclament depuis plus de 40 ans que leurs pensions soient alignées sur celles de leurs compagnons darmes de la métropole.
Evoquant le devoir de mémoire auquel la France ne devait pas se soustraire, elle a affirmé que ce problème de la décristallisation des pensions serait réglé avant la fin de lannée.
Le secrétaire dEtat français aux Anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, doit se rendre au Sénégal dici la fin de lannée.
Rappel : cest sur la requête dun Sénégalais, lancien sergent-chef de larmée française Amadou Diop (décédé depuis), que le Conseil dEtat a statué le 30 novembre 2001 quun ancien combattant dun pays de lex-Union française avait les mêmes droits quun ressortissant français en matière de pension militaire. Mais le ministre français des Finances de lépoque avait jugé exorbitantes les sommes à payer, si lEtat devait sexécuter au profit de quelque 85.000 personnes concernées dans les ex-colonies françaises. Selon une estimation du gouvernement du Premier ministre socialiste Lionel Jospin (1997-2002), lapplication de cet arrêt coûterait entre 300 et 460 millions deuros par an, et le rappel des arriérés à 1,5 milliard deuros.
Une loi datant de 1959 a gelé les pensions et retraites des anciens militaires étrangers engagés dans larmée française.
Lors dune audition à lAssemblée française, en juillet dernier, M. Mékachéra a indiqué que la commission sur la décristallisation des pensions a formulé trois propositions: aligner sur le taux en vigueur pour les vétérans français, appliquer la parité de pouvoir dachat fixé par lONU, appliquer les taux de lONU assorti dun correctif pour éviter la diminution des pensions pour certains bénéficiaires.
Cest vers cette troisième solution que le gouvernement soriente, avait alors indiqué le secrétaire dEtat.
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