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A 43 ans et en devenant Premier ministre du Sénégal, Idrissa Seck continue de gravir les échelons du pouvoir dans lombre du maître, le président libéral Abdoulaye Wade, dont il est considéré de longue date comme léminence grise.
Depuis larrivée au pouvoir de M. Wade, en avril 2000, Idrissa Seck était directeur de cabinet du chef de lEtat, avec rang de ministre dEtat.
Depuis 1998, il est aussi le numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation dAbdoulaye Wade. A ce titre, il a conduit aux législatives davril 2001 la coalition Sopi (changement, en wolof) formée autour de la mouvance présidentielle, remportant 89 des 120 sièges à lAssemblée nationale.
Né le 9 août 1959 à Thiès (70 km à lest de Dakar), ville dont il est le maire, Idrissa Seck a fréquenté lécole des Hautes études commerciales (HEC) et lInstitut détudes politiques de Paris, ou encore luniversité de Princeton, aux Etats-Unis.
Homme daffaires et consultant en management, spécialisé en finance et stratégies de développement, il a opéré dans les années 90 dans le secteur privé tout en continuant à tracer son chemin au PDS, parti quil a rejoint dès lâge de 15 ans.
Les Sénégalais lavaient découvert en 1988, alors quil avait 29 ans, quand Abdoulaye Wade avait fait de lui son directeur de campagne pour la présidentielle, perdue face au PS.
Lorsque le président socialiste Abdou Diouf avait élargi son gouvernement à lopposition, il avait hérité du portefeuille du Commerce, de lartisanat et de lindustrialisation.
Au fil des ans, il a su peaufiner son image de fidèle parmi les fidèles dAbdoulaye Wade et, disent ses détracteurs, manuvrer pour écarter ses adversaires réels ou supposés.
Certains lui reprochent son arrogance, son éloignement de la base du parti, son goût du pouvoir et de largent. Dautres laccusent davoir, par ambition aussi, mystifié ses concitoyens par ses connaissances coraniques, remises en question par les érudits.
Idrissa Seck continue cependant de jouir de la confiance du président.
Il aurait notamment joué un rôle de premier plan dans la mise à lécart du premier Premier ministre dAbdoulaye Wade, Moustapha Niasse, démissionnaire en mars 2001 après seulement 11 mois à ce poste.
Ma mission sera de conduire ma nouvelle charge en étant attentif à tous les signes, à toutes les potentialités, à tous les talents du Sénégal qui ont pu produire le triomphe et la joie, mais aussi rester attentif à nous guérir de tous les maux et de toutes les faiblesses, qui ont produit ce drame, a-t-il déclaré dès sa nomination.
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