- Le gouvernement
dirigé par Mme Madior Boye depuis le 3 mars
2001, a dressé, en public, un "bilan
d'étape", 18 mois après le changement de
régime qui a vu l'arrivée aux affaires du
président Abdoulaye Wade. Et - ô
surprise - Mme Madior Boye a jugé que ce
"bilan est positif".
- Evoquant la création de l'entreprise de
transport public, Dakar Dem Dikk (Dakar aller-retour), le
recrutement de plus de 5.000 agents dans la fonction
publique, l'investissement dans l'agriculture de plus de
80 milliards FCFA (près de 122 millions d'euros),
Mme Boye et ses ministres ont estimé "tenues", la
plupart des promesses électorales de Wade.
- Malgré cette auto-bilan élogieux, le
gouvernement a été interpellé sur la
question de la corruption "grandissante" dans le pays, le
manque de transparence, les mauvaises campagnes
agricoles, et l'abandon à eux mêmes de
paysans livrés à la merci de
spéculateurs.
- Certains, comme Mme Fatou Kiné Ndiaye,
chef d'entreprise et membre d'un syndicat patronal, ont
dénoncé "le manque de transparence, le
népotisme et le clientélisme" dans
l'attribution des marchés administratifs.
- D'autres intervenants ont évoqué "la
crise de confiance" née du manque de transparence
dans la gestion du "dossier des audits". Cette question
agite depuis plusieurs mois l'opinion publique avec
l'arrestation de chefs d'entreprises restés
fidèles à l'ex-parti au pouvoir, le Parti
socialiste, alors que d'autres, ayant fait
allégeance à Wade, sont toujours en
liberté.
- Réponse de Madame la Premier ministre : il est
très difficile de lutter contre la corruption car
þ il est quasi impossible de prendre en flagrant
délit et en même temps "le corrupteur et le
corrompu".
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