N° 288
du 17/02/2004
Sénégal

La crise ivoirienne «dope les prix» de l’immobilier à Dakar
La crise ivoirienne, «avec le transfert vers Dakar de nombreuses activités», contribue à la flambée des prix de l’immobilier dans la capitale sénégalaise, selon le Bulletin d’information économique de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar.
«Les loyers sont devenus si élevés qu’ils tendent de plus en plus à se rapprocher des standards occidentaux», écrit le bulletin hebdomadaire dans sa livraison datée du 22 au 29 janvier.
«Nos prix (mensuels) varient entre 800.000 et 1.250.000 francs CFA (entre 1.200 et 1.900 euros)», selon la gérante d’un immeuble du centre de Dakar, des prix qui pour le Bulletin de la Chambre de commerce sont «loin de traduire la réalité économique du pays».
Le Sénégal, classé parmi les 49 pays les moins avancés (PMA) de la planète, a un Produit intérieur brut (PIB) annuel par habitant de l’ordre de 500 dollars, selon la Banque mondiale.
Les appartements du centre-ville ne sont pas les seuls concernés par cette flambée des prix, qui touche aussi «les villas cossues» des quartiers résidentiels, relève le journal.
Avant la récente crise en Côte d’Ivoire, en proie à des troubles politico-militaires qui ont coupé le pays en deux depuis fin 2002, «le marché de l’immobilier était déjà en expansion» à Dakar, note le bulletin.
Selon une enquête de la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances, citée par la même source, «plus de 46 milliards de F.CFA (70 millions d’euros) sont investis chaque année dans le secteur du bâtiment». Mais, ajoute le bulletin de la chambre de commerce, «les 30.000 logements mis sur le marché ces cinq dernières années ne représentent que la moitié de la demande».
La crise en Côte d’Ivoire, «avec le transfert vers Dakar de nombreuses activités de PME, d’institutions et organismes internationaux jusque-là établis» à Abidjan, a «dopé» le marché, note le bulletin.

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