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Des accords de paix, qui,
à peine signés étaient violés,
ont jalonné la crise en Casamance depuis son
début en décembre 1982.
Les premiers "grands" accords ont été
signés en 1991 entre le gouvernement
sénégalais et le Mouvement des Forces
démocratiques de Casamance (MFDC,
séparatiste) à Cacheu (en
Guinée-Bissau, ce pays étant la partie garante
des engagements pris).
Ces accords avaient abouti au retrait des troupes
sénégalaises des zones de combat et à
l'adoption d'une loi d'amnistie en faveur des prisonniers
casamançais. Mais l'accalmie obtenue fut de courte
durée.
De nouveaux accords de cessez-le-feu furent conclus en
1992, puis en 1993, permettant chaque fois aux combattants
séparatistes de profiter de la trêve pour
s'armer.
En 1994, le gouvernement et le MFDC signent à
nouveau des accords de cessez-le-feu à Ziguinchor
(principale ville de Casamance), qui sont violés peu
après leur signature avec une violence jamais
égalée.
En décembre 1995, l'abbé
Diamacoune, leader du MFDC, décrète
lui-même un nouveau cessez-le-feu, alors que les
combattants séparatistes étaient en mauvaise
posture à cause d'un déploiement de
l'armée sénégalaise pour rechercher
quatre touristes français disparus en avril.
Les négociations qui devaient suivre n'eurent pas
lieu.
Elles ne commenceront que quatre ans plus tard, en
décembre 1999 à Banjul, après de
nombreuses péripéties, dont l'implication de
l'ambassadeur de France, André Lewin, comme
facilitateur et la rencontre historique entre le
président Abdou Diouf et l'abbé
Diamacoune à Ziguinchor, le 22 janvier 1999.
Résultats des négociations de Banjul:
cessation immédiate des hostilités, mise sur
pied d'un mécanisme de contrôle et de suivi des
divers accords de cessez-le-feu. Mais de nouveaux
affrontements ruinent les espoirs suscités par ces
accords signés sous l'égide de la Gambie et de
la Guinée-Bissau.
Avec l'alternance au Sénégal en avril
2000, le président Abdoulaye Wade hérite du
dossier et en fait sa "priorité". Alors qu'il
affirmait être le seul capable de régler la
question casamançaise en deux tours de mains, il lui
faudra quand même attendre sept mois pour annoncer
lui-même l'ouverture de nouvelles négociations
de paix, le 16 décembre à Ziguinchor.
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