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Les
Sénégalais, qui ont dit "oui" à plus de
90 % le 7 janvier à leur nouvelle constitution,
attendent maintenant les élections
législatives et les fruits de l'alternance.
Abdoulaye Wade, dont la victoire à la
présidentielle de mars 2000 avait mis fin à 40
ans de règne socialiste, a maintenant les
coudées franches pour dissoudre l'Assemblée
nationale, pouvoir que ne lui conférait pas la
précédente constitution. Depuis plus de neuf
mois, le Sénégal connaît une sorte de
cohabitation entre un président libéral et une
Assemblée dominée par le parti socialiste. Il
vit une période de transition et de
pré-campagne électorale nuisible aux
réformes de fond que le président sait devoir
engager pour répondre aux espérances de ses
électeurs.
La population attend en particulier la satisfaction de sa
demande sociale: santé, éducation, emploi,
transport...
Juste après avoir voté, le président
avait cependant souligné qu'il n'était pas
pressé de dissoudre, la seule "contrainte"
étant, selon lui, l'organisation des
législatives "avant les pluies", en avril-mai.
Selon la loi, les élections doivent être
convoquées 45 à 60 jours après la
dissolution de l'Assemblée.
Avant de prendre une décision, le président
veut mener des "consultations", d'une part avec ses
partenaires du "Front pour l'alternance", coalition
hétéroclite qui l'avait soutenu pour la
présidentielle et participe à son
gouvernement, d'autre part avec le parti socialiste,
principale force de l'opposition.
Tous les grands partis, du camp présidentiel et de
l'opposition, avaient appelé à voter "oui"
à la nouvelle constitution.
La participation de 66 % est "un succès", selon
l'analyse du président Wade, sans être un
triomphe, puisqu'il disait lui-même espérer une
participation supérieure.
Les législatives, que les tous les principaux partis
ont en point de mire, devraient entraîner une
recomposition du paysage politique après la
défaite à la présidentielle du Parti
socialiste, qui a du mal à assumer son nouveau statut
d'opposant.
Wade qui pense que la majorité absolue est à
la portée de son parti, le Parti
démocratique sénégalais (PDS).
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