- Alexandre Djiba, le
porte-parole du MFDC, basé à Banjul en
Gambie, estimait récemment que le nouveau pouvoir
sénégalais du président Wade avait
sans doute l'ambition de casser la branche politique de
son mouvement afin de "pouvoir frapper" sur la branche
militaires comme sur de vulgaires bandits. La crise qui
pointe à l'horizon au sein du MFDC semble
lui donner raison.
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- Ecarté du secrétariat
général du MFDC sur décision du
mouvement lui-même, l'abbé Augustin
Diamacoune Senghor, est revenu en selle quelques mois
plus tard, en agitant sur la scène son
frère, Bertrand.
- Début août, réunis en Gambie,
Jean-Marie François Biagui avait
été élu Secrétaire
général du MFDC, en lieu et place du
vieil abbé. Mais depuis, censé se cantonner
à son nouveau rôle de "président
d'honneur" du MFDC, l'abbé Diamacoune n'a
cessé de prendre des initiatives, sans l'aval de
la nouvelle direction du mouvement : organisation de deux
meetings en Casamance même, une rencontre avec le
président sénégalais Abdoulaye
Wade, le 14 septembre dernier, le tout vu d'un
très bon ¦il à Dakar.
- Le jeune Jean-Marie François Biagui,
après avoir démissionné de son poste
le 5 novembre, a été renommé
à son poste immédiatement après par
l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, sans que l'on
sache vraiment à quel titre l'abbé a pu
s'arroger le droit de procéder à une telle
nomination.
- L'on se retrouve donc avec deux directions du MFDC,
l'une sous la houlette de l'abbé Diamacoune,
l'autre avec à sa tête Sidi Badji.
- (Dans le
N° 240 la liste des responsables de ces deux
"directions" du MFDC.)
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