N° 239
du 20/11/2001

Sénégal


Le Mouvement des forces démocratiques
de Casamance (MFDC) éclate en deux tendances
La "main" de Dakar n'y est sans doute pas pour rien

Alexandre Djiba, le porte-parole du MFDC, basé à Banjul en Gambie, estimait récemment que le nouveau pouvoir sénégalais du président Wade avait sans doute l'ambition de casser la branche politique de son mouvement afin de "pouvoir frapper" sur la branche militaires comme sur de vulgaires bandits. La crise qui pointe à l'horizon au sein du MFDC semble lui donner raison.
 
Ecarté du secrétariat général du MFDC sur décision du mouvement lui-même, l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, est revenu en selle quelques mois plus tard, en agitant sur la scène son frère, Bertrand.
Début août, réunis en Gambie, Jean-Marie François Biagui avait été élu Secrétaire général du MFDC, en lieu et place du vieil abbé. Mais depuis, censé se cantonner à son nouveau rôle de "président d'honneur" du MFDC, l'abbé Diamacoune n'a cessé de prendre des initiatives, sans l'aval de la nouvelle direction du mouvement : organisation de deux meetings en Casamance même, une rencontre avec le président sénégalais Abdoulaye Wade, le 14 septembre dernier, le tout vu d'un très bon ¦il à Dakar.
Le jeune Jean-Marie François Biagui, après avoir démissionné de son poste le 5 novembre, a été renommé à son poste immédiatement après par l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, sans que l'on sache vraiment à quel titre l'abbé a pu s'arroger le droit de procéder à une telle nomination.
L'on se retrouve donc avec deux directions du MFDC, l'une sous la houlette de l'abbé Diamacoune, l'autre avec à sa tête Sidi Badji.
(Dans le N° 240 la liste des responsables de ces deux "directions" du MFDC.)


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