- Sans remonter dans le
temps jusqu'à l'année 1982 qui vit la
naissance de la rébellion casamançaise, ces
derniers mois ont donné lieu à une guerre
ouverte entre différentes tendances au sein du
Mouvement des forces démocratiques de la Casamance
(MFDC).
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- 11 février 2001
- L'abbé Diamacoune, secrétaire
général du MFDC, prononce le limogeage de
Sidy Badji, autre "leader" historique du
mouvement, de son poste de conseiller militaire
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- Juin 2001
- Lors d'une réunion à Ziguinchor,
l'abbé Diamacoune se " réconcilie " avec
Sidy Badji.
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- Août 2001, assises du MFDC,
- à Banjul en Gambie.
- Le chef historique du MFDC, l'abbé Diamacoune,
est évincé de la direction du mouvement et
relégué au rang de " président
d'honneur ". Le jeune Jean-Marie Biagui, qui vit
en France, à Lyon, est élu
secrétaire général à sa
place.
- Sidy Badji est nommé secrétaire
chargé des affaires militaires, et Abdoulaye
Diédhiou, un de ses proches, secrétaire de
l'aile intérieure. Alexandre Djiba, qui vit
à Banjul, en Gambie, est le porte-parole du MFDC.
- Le nouvel organigramme de la direction du MFDC est
alors le suivant:
- Président d'honneur : Abbe Augustin
Diamacoune Senghor
- Secrétaire général :
Jean-Marie François Biagui
- Secrétaire chargé des affaires
militaires : Sidy Badji
- Secrétaire chargé des affaires
économiques : Ousmane Tamba (ancien
représentant en Suisse)
- Secrétaire chargé de l'aile
intérieure : Abdoulaye Diédhiou
- Secrétaire chargé de l'aile
extérieure: Mamadou Goudiaby (établi
à Paris)
- Porte-parole : Alexandre Djiba (établi en
Gambie)
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- L'ancien chef de l'aile extérieure du MFDC,
Nkrumah Sané, ne décolère pas
de cette nouvelle direction : "Comme par le passé,
le peuple de Casamance et le Mouvement des forces
démocratiques de Casamance (MFDC, ailes politique
et militaire) rappellent à l'opinion
internationale que ce que l'Etat sénégalais
et ses collaborateurs casamançais ont fait et
feront signer à notre secrétaire
général l'abbé Augustin Senghor est
nul et non avenu", déclare-t-il dans un
communiqué de Paris. Nkrumah Sané refuse
ces changements et se considère toujours comme le
détenteur du poste de représentant à
l'extérieur du Mfdc et adjoint de Diamacoune.
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- Septembre, octobre 2001
- L'Abbé Diamacoune Senghor est reçu en
audience par le président de la République,
Abdoulaye Wade, le 14 septembre, au grand dam de
la nouvelle direction qui lui dénie le droit de
s'exprimer ou de prendre des engagements au nom du MFDC.
- Dans la même période, l'abbé fait
organiser par son frère Bertrand, des meetings en
Casamance-même, histoire de montrer qu'il
contrôle effectivement le mouvement.
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- Novembre 2001
- Le 5, Jean-Marie Biagui démissionne de son
poste de secrétaire général pour
protester contre les "obstructions" du secrétaire
de l'aile intérieure, Abdoulaye Diédhiou.
Mais il est aussitôt " renommé " à ce
poste par l'abbé Diamacoune Senghor en personne,
qui en profite pour annoncer une nouvelle direction. Sont
nommés le 16 novembre :
- Jean-Marie Biagui : secrétaire
général
- Ansoumana Badji : secrétaire
général adjoint chargé de
l'économie et de la communication, porte-parole
du mouvement,
- Bertrand Diamacoune (le frère de
l'abbé) : délégué national
- Raymond Badji : délégué
général en Europe
- Daniel Diatta : chargé de mission.
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- Seul problème, sitôt connue la
démission de Jean-Marie Biagui, Sidy Badji avait
déjà pris sa place. Dans un
communiqué , il avait déclaré :
"J'ai accepté sur proposition du secrétaire
à l'aile intérieure, en rapport avec le
porte-parole et l'aile extérieure d'assumer,
à compter du 6 novembre 2001, les fonctions de
secrétaire général par
intérim en attendant la convocation de nouvelles
assises et l'adoption de nouveaux textes
réorganisant le fonctionnement des instances du
MFDC".
- Réunis ensuite en session extraordinaire le 17
novembre 2001, les partisans de Sidy Badji l'ont
confirmé dans sa fonction de secrétaire
général par intérim du MFDC,
jusqu'à la convocation de nouvelles assises
permettant d'élire un nouveau secrétaire
général.
- "L'ère de se payer le luxe de s'arroger de
pouvoirs absolus ou de lutter impunément pour
faire du mouvement sa propriété ou une
affaire de petit et de grand frère ou encore de
tenter de faire du MFDC une affaire de famille est
révolue", souligne même un communiqué
signé Sidy Badji. "L'heure n'est pas à la
tenue de meeting, mais plutôt que les deux parties
en conflit à savoir le gouvernement du
Sénégal et le Mfdc doivent s'engager
à des négociations sérieuses en
terrain neutre avec une garantie bienveillante des
Républiques de Gambie et de Guinée Bissau",
a-t-il ajouté. A suivre, donc.
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