N° 249
du 06/05/2002

Sénégal


Quinze attaques et 17 morts en deux mois en Casamance
La Raddho demande la reprise du dialogue
entre gouvernement et rebelles casamançais

Quinze attaques, qui ont fait 17 morts (14 civils et 3 militaires), ont été enregistrées en Casamance, dans le sud du Sénégal, en deux mois, du 1er mars au 29 avril, selon un bilan publié par la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), ONG basée à Dakar.
La Raddho relève que "plusieurs personnes ont aussi été blessées au cours d'attaques de boutiques et que de paisibles passagers de transports en commun ont été dépouillés de leurs biens". L'ONG a dénoncé "avec la dernière énergie les attaques meurtrières et barbares qui s'abattent principalement sur les populations civiles". "Ces actes sont des crimes de guerre et leurs auteurs et commanditaires comparaîtront tôt ou tard devant la Cour pénale internationale", estime-t-elle.
La Raddho demande au gouvernement sénégalais "de veiller à la sécurité des biens et des personnes du sud du pays" et aux "maquisards du MFDC à cesser les attaques contre les civils non armés, qui constituent des crimes de guerre".
Selon l'ONG, "il est temps pour le gouvernement sénégalais de créer des conditions d'une négociation de paix en Casamance (...). Il est temps de mettre en place un mécanisme permettant d'engager des négociations sérieuses, sincères et crédibles". "Il est temps pour les maquisards du MFDC de cesser la politique de «la fin justifie les moyens», car on ne peut rien construire de solide sur la base de la barbarie et de la terreur", a conclu l'organisation de défense des droits de l'Homme.


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