- Quinze attaques, qui
ont fait 17 morts (14 civils et 3 militaires), ont
été enregistrées en Casamance, dans
le sud du Sénégal, en deux mois, du 1er
mars au 29 avril, selon un bilan publié par la
Rencontre africaine pour la défense des droits
de l'Homme (Raddho), ONG basée à Dakar.
- La Raddho relève que "plusieurs personnes ont
aussi été blessées au cours
d'attaques de boutiques et que de paisibles passagers de
transports en commun ont été
dépouillés de leurs biens". L'ONG a
dénoncé "avec la dernière
énergie les attaques meurtrières et
barbares qui s'abattent principalement sur les
populations civiles". "Ces actes sont des crimes de
guerre et leurs auteurs et commanditaires
comparaîtront tôt ou tard devant la Cour
pénale internationale", estime-t-elle.
- La Raddho demande au gouvernement
sénégalais "de veiller à la
sécurité des biens et des personnes du sud
du pays" et aux "maquisards du MFDC à cesser les
attaques contre les civils non armés, qui
constituent des crimes de guerre".
- Selon l'ONG, "il est temps pour le gouvernement
sénégalais de créer des conditions
d'une négociation de paix en Casamance (...). Il
est temps de mettre en place un mécanisme
permettant d'engager des négociations
sérieuses, sincères et crédibles".
"Il est temps pour les maquisards du MFDC de cesser la
politique de «la fin justifie les moyens», car
on ne peut rien construire de solide sur la base de la
barbarie et de la terreur", a conclu l'organisation de
défense des droits de l'Homme.
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