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Des militaires
bissau-guinéens et de présumés indépendantistes
de Casamance se sont affrontés mi-février près de
la frontière entre la Guinée-Bissau et le Sénégal,
faisant au moins 4 morts et une dizaine de blessés dans les rangs
des militaires. Les affrontements ont éclaté à la suite de l’attaque de deux bourgades frontalières, les 9 et 10 février, par des hommes armés non identifiés. Ceux-ci, après leur forfait, se sont enfuis en direction de bases du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, indépendantistes), situées non loin, selon un responsable militaire basé à Dungal, à environ 130 km au nord de Bissau. Les présumés indépendantistes casamançais ont été pris en chasse par les forces armées bissau-guinéennes en poste dans la zone, donnant lieu à des échanges de tirs. La zone où se sont déroulés les accrochages a été bouclée par l’armée, qui y mène des opérations de ratissage. Plusieurs présumés membres du MFDC auraient été arrêtés et seraient détenus dans une caserne à Farim, à environ 100 km de Bissau. La Guinée Bissau et le Sénégal partagent 338 km de frontière commune, poreuse et très souvent franchie par des combattants du MFDC, qui mène depuis plus de deux décennies une lutte armée pour l’indépendance de la Casamance. Alexandre Djiba L’ancien porte-parole du MFDC a quitté la Gambie Alexandre Djiba, considéré comme un élément radical du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), vivait en exil depuis plusieurs années en Gambie. Arrêté fin novembre 2003 à Banjul, il a été libéré «pour raisons humanitaires» le 31 janvier et a quitté la Gambie. Le porte-parole de la police gambienne, Pa Hamadi Jallow, n’a fourni aucune précision sur la destination d’Alexandre Djiba. Alexandre Djiba avait été interpellé, entre autres raisons, à cause de ses «nombreuses déclarations» contre les autorités sénégalaises, et considérées par Banjul comme «néfastes» pour les relations entre le Sénégal et la Gambie. Il avait été désavoué par le chef historique de la rébellion casamançaise, l’abbé Augustin Diamacoune Senghor et avait vivement critiqué la tenue en Casamance d’une réunion du MFDC qui, disait-il, n’engageait que ses organisateurs. En mars 2002, M. Djiba avait été arrêté en Guinée-Bissau, d’où il avait été renvoyé au Sénégal. De là, il avait pu rentrer à Banjul. |
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