Avec plus de 2,25 milliards de tasses de café consommées chaque jours, il est la 1ère denrée agricole échangée et la 2ème matière première commercialisée dans le monde. Il représente 4% du commerce mondiale des produits alimentaires. Le marché du café est très ouvert à la spéculation et connait des niveaux de prix très variables. Les deux plus grandes Bourses du Café se tiennent depuis 1882 à New York pour l’arabica et à Londres pour le robusta.
Production
Le Brésil et plus particulièrement l’état de São Paulo où se situe le premier port caféier du monde, est le premier producteur mais aussi le premier exportateur, fournissant à lui seul les 2/3 du café mis en vente sur le marché par l’ensemble des pays producteurs avant la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, la forte augmentation de production par les pays africains et asiatiques, lui on fait diminuer de moitié ses exportations. La culture du café n’est pas une tradition. Le Vietnam, encouragé par la Banque Mondiale et sous l’influence d’une volonté politique, est devenu le premier pays producteur de robusta. L’industrie du café fait vivre plus de 100 millions de personnes. L’essentielle de la production est réalisée par de petits exploitants.
Consommation
La consommation mondiale de café suggère une augmentation de 2,7% en 2013 avec plus de 145 millions de sacs exportés (1 sac = 60kg). Culture commerciale par excellence, le café se produit exclusivement au sud mais se consomme au nord essentiellement. Le plus gros consommateur sont les États-Unis. L’Europe à quant à elle, la consommation par habitants la plus élevée. La France est le 10ème consommateur mondial. L’arabica et le robusta s’importe actuellement à part égale.
Cinq sociétés achètent plus de la moitié de la production mondiale de café vert:
• 15% Nestlé (Suisse)
• 14,5% Kraft Jacobs Suchard (Etats Unis)
• 11% Sara Lee (Pays Bas)
• 5,6% Procter Gamble (Etats Unis)
• 5,5% Lavazza (Italie)
Le café est aussi utilisé comme ingredient pour certains complements alimentaires notamment le café vert. Ce sont les antioxidants qui lui donne sa valeur et ceux-ci n’existent que si le café n’est pas torréfié.
Certains Pays réexportent une partie du café importé. En France 3000 personnes travaillent dans la torréfaction du café, Cafés Folliet est l’un des derniers torréfacteurs français.
Cours du café
Le chiffre d’affaires des pays producteurs de café s’élève à 15 milliards d’euros par an. Le cours du café varie énormément car la production est soumise à de nombreux aléas:
• aléas climatiques et naturels
• état des récoltes
• évolution des goûts des consommateurs
• instabilité politique et social des pays producteurs
Pour tenter de le stabiliser, le café a été introduit en bourse. Il est devenu l’une des plus importantes cotations sur les marchés mondiaux. Le café Robusta se négocie à Londres et à Tokyo alors que le café Arabica s’échange à New-York et à Tokyo. Le système est très instable et conduit parfois à des situations désastreuses comme en 1929 où face à la crise boursière, le gouvernement brésilien a racheté le café à ses exploitants pour le brûler et en défendre les prix en bourse. En 1990, l’arrivée du Vietnam particulièrement agressive sur le marché du café et l’énorme expansion de la culture au Brésil ont fait chuter de 50% son prix pendant près de trois ans, mettant à mal plus de 25 millions de petits producteurs partout dans le monde. Cette crise à été une catastrophe pour les pays les plus dépendants du café et les conséquences se feront ressentir encore longtemps.
Commerce équitable
Le café à été choisi comme symbole du commerce équitable car il est le plus exporté après le pétrole et est essentiellement produit par des petits paysans ou des entreprises familiales. Les acheteurs s’engagent à acheter le café à un prix minimum même si les cours mondiaux sont inférieurs. Le commerce

One thought on “L’économie du café

Répondre à A WordPress Commenter Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *