- La Banque centrale des
Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a
estimé à 3,2% le taux de croissance
"attendu" du Produit intérieur brut (PIB) des huit
pays de l'Union économique et monétaire
ouest-africaine (UEMOA).
- "Les performances économiques de l'UEMOA
demeurent affectées par la
détérioration des termes de
l'échange et la hausse du prix du pétrole
et l'appréciation du dollar", indique la Banque
dans un communiqué publié à l'issue
de son conseil d'administration tenu à Bamako.
- Les autorités monétaires tablaient sur
un taux initial de 5% pour l'an 2000.
- Ces contreperformances de la zone ouest-africaine
contrastent cependant avec les autres régions du
monde où s'observe "une accélération
de la reprise de la croissance économique", ajoute
le communiqué.
- Mais la Banque estime que des "chocs
extérieurs" affectent les finances publiques des
pays de l'UEMOA dont la situation est aggravée par
la "faiblesse des concours extérieurs et la
raréfaction des investissements".
- Elle se console toutefois du fait du niveau
"confortable" des réserves de change qui
représentent 110% de la masse monétaire
émise.
- "Des tensions sur les prix intérieurs sont
apparues du fait de l'inflation importée",
poursuit la Banque, qui explique la hausse par des
"effets cumulés du renchérissement des prix
pétroliers et de la hausse du dollar".
- Pour "endiguer" la tendance à l'essouflement
de la croissance, la BCEAO préconise une
consolidation de la base productive et
l'amélioration de la productivité des
économies" ainsi que la mise en oeuvre de
politique sectorielle communes des pays.
- L'UEMOA regroupe Bénin, Burkina Faso,
Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger,
Sénégal et Togo.
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