- La croissance devrait
s'accélérer en Afrique 2001 et 2002, mais
le continent a plus que jamais besoin d'une augmentation
de l'aide des pays riches, a estimé le Fonds
monétaire international (FMI) dans ses
Perspectives économiques mondiales, qui viennent
d'être publiées.
- La croissance africaine, qui s'était
établie à 2,3% en 1999 et à 3,0% en
2000, devrait monter à 4,2% en 2001 et à
4,4% en 20002.
- Cette accélération de l'activité
économique "dépend de la mise en ¦uvre de
politiques macroéconomiques et structurelles
saines, ainsi que d'une amélioration significative
de la sécurité dans de nombreux pays",
souligne toutefois l'institution internationales dans son
étude.
- Prenant l'exemple du Zimbabwe, le FMI relève
aussi combien les progrès enregistrés sont
fragiles. En outre, ajoute le fonds, l'Afrique
souffrirait particulièrement d'un ralentissement
prononcé de l'économie mondiale, en raison
de la chute probable du prix des matières
premières qu'elle exporte.
-
- Le FMI table sur une croissance de 3,8% pour
l'économie de l'Afrique du Sud - la locomotive
économique du continent - en 2001 et 2002, en
dépit du niveau élevé des prix du
pétrole, d'une météorologie
défavorable et de la contagion de la crise connue
par le Zimbabwe voisin.
- En Afrique sub-saharienne, la situation est
contrastée entre les pays bien installés
sur des rythmes de croissance de 4% à 7% l'an
(Cameroun, Ghana, Tanzanie, Ouganda) et ceux qui
devraient connaître une stagnation de leur
activité cette année (Côte d'Ivoire,
Nigeria).
- Dans son introduction, le FMI met l'accent sur la
"responsabilité spéciale" des pays riches
envers les pays pauvres, notamment africains, en relevant
que leur aide reste très loin de l'objectif de
0,7% du PIN fixé par l'ONU.
- Les pays développés doivent ¦uvrer
à la stabilité de la région et
fournir une aide supplémentaire pour lutter contre
la pandémie de SIDA, "qui est devenu la menace la
plus sérieuse au bien-être humain et au
développement économique sur le continent
africain", ajoute le Fonds.
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