N° 228
du 30/04/2001

Economie


La croissance devrait accélérer en Afrique,
mais l'aide reste indispensable selon le FMI

La croissance devrait s'accélérer en Afrique 2001 et 2002, mais le continent a plus que jamais besoin d'une augmentation de l'aide des pays riches, a estimé le Fonds monétaire international (FMI) dans ses Perspectives économiques mondiales, qui viennent d'être publiées.
La croissance africaine, qui s'était établie à 2,3% en 1999 et à 3,0% en 2000, devrait monter à 4,2% en 2001 et à 4,4% en 20002.
Cette accélération de l'activité économique "dépend de la mise en ¦uvre de politiques macroéconomiques et structurelles saines, ainsi que d'une amélioration significative de la sécurité dans de nombreux pays", souligne toutefois l'institution internationales dans son étude.
Prenant l'exemple du Zimbabwe, le FMI relève aussi combien les progrès enregistrés sont fragiles. En outre, ajoute le fonds, l'Afrique souffrirait particulièrement d'un ralentissement prononcé de l'économie mondiale, en raison de la chute probable du prix des matières premières qu'elle exporte.
 
Le FMI table sur une croissance de 3,8% pour l'économie de l'Afrique du Sud - la locomotive économique du continent - en 2001 et 2002, en dépit du niveau élevé des prix du pétrole, d'une météorologie défavorable et de la contagion de la crise connue par le Zimbabwe voisin.
En Afrique sub-saharienne, la situation est contrastée entre les pays bien installés sur des rythmes de croissance de 4% à 7% l'an (Cameroun, Ghana, Tanzanie, Ouganda) et ceux qui devraient connaître une stagnation de leur activité cette année (Côte d'Ivoire, Nigeria).
Dans son introduction, le FMI met l'accent sur la "responsabilité spéciale" des pays riches envers les pays pauvres, notamment africains, en relevant que leur aide reste très loin de l'objectif de 0,7% du PIN fixé par l'ONU.
Les pays développés doivent ¦uvrer à la stabilité de la région et fournir une aide supplémentaire pour lutter contre la pandémie de SIDA, "qui est devenu la menace la plus sérieuse au bien-être humain et au développement économique sur le continent africain", ajoute le Fonds.


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