- L'Afrique a
enregistré en 2000 une "timide relance"
économique, qui devrait se confirmer en 2001,
selon le dernier rapport sur le développement de
l'Afrique publié fin mai à Valence, en
Espagne, par la Banque africaine de
Développement (BAD).
- La croissance du PIB réel en 2000 est
estimée à 3,2%, contre 2,7% en 1999, estime
la BAD qui prévoit une croissance de 4,1% pour
2001.
- La remontée des prix du pétrole et des
exportations, la poursuite de la réforme des
politiques économiques et la relance continue de
certaines petites économies nationales ont
constitué "les principaux moteurs de cette
embellie", selon ce rapport publié à
l'occasion de l'assemblée annuelle de la BAD, qui
se déroule pour la première fois depuis la
création de la banque en 1964, hors d'Afrique.
- Le rebond du marché du pétrole a
stimulé la croissance des exportateurs d'or noir,
avec une moyenne de 4,1% contre une croissance de 2,6%
pour les pays importateurs nets de pétrole.
- Par région, c'est l'Afrique du Nord qui a
connu la plus forte croissance, avec 4,1%, devant
l'Afrique de l'Est (3,8%), l'Afrique de l'Ouest (3,1%) et
l'Afrique australe (2,6%). En Afrique centrale, zone la
plus touchée par les conflits armés, la
croissance a été nulle en 2000,
après une chute de 4% en 1999.
- Parmi les autres signes d'amélioration de la
situation, le rapport de la BAD relève la baisse
du déficit budgétaire global (1% en 2000
contre 3,5% en 1999) et celle du déficit
régional des transactions courantes tombé
de 3,4% en 1999 à 0,3% en 2000.
- La prévision globale de croissance de 4,1% en
2001 "reste en deçà des niveaux de
croissance requis pour réduire la pauvreté
de manière significative", souligne le rapport.
- "Les pays africains doivent doubler leur taux de
croissance actuels pour atteindre leurs objectifs
internationaux en matière de développement,
qui visent une diminution de moitié de la
pauvreté d'ici 2015", conclut le rapport de la
BAD. (afp)
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