- Les pays africains de
la zone franc ont connu en moyenne une croissance de 2,4%
en 2000 qui devrait atteindre 3% en 2001, a
indiqué le comité monétaire de la
zone franc dans un rapport publié par la Banque de
France.
- Le taux de croissance moyen de 2000 cache une
évolution économique contrastée: les
pays d'Afrique de l'Ouest ont accusé un net
ralentissement de l'activité tandis que ceux
d'Afrique centrale ont bénéficié
d'un regain de croissance, souligne le comité
monétaire de la Zone franc dans son rapport.
- Par ailleurs, cette croissance de 2,4% a
été plus modérée que celle de
l'Afrique sub-saharienne, relève-t-il.
- "Les tendances à l'oeuvre en 2000 devraient se
prolonger au cours de l'exercice 2001", prévoit
aussi le comité monétaire.
- Ainsi, les pays de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine (UEMOA) vont continuer
à être affectés par la faiblesse des
cours des produits tropicaux, la restructuration des
filières d'exportation et "l'attentisme des
investisseurs en Côte d'Ivoire", indique-t-il.
- En 2001, les pays de l'UEMOA devraient
connaître une croissance moyenne de 3%, selon le
rapport du comité.
- En revanche, les pays de la Communauté
économique et monétaire d'Afrique centrale
(CEMAC) devraient bénéficier cette
année de l'orientation favorable des cours
pétroliers et connaître une croissance plus
soutenue.
- Toutefois, entre 1994 et 2000, les pays de la zone
franc ont connu une croissance moyenne de 4,5% environ,
ce qui reste inférieur au seuil de 7% jugé
nécessaire par la Banque mondiale pour
entraîner une réduction de la
pauvreté.
- "La lutte contre la pauvreté doit donc
s'inscrire dans une stratégie de
développement allant au-delà de la
sanctuarisation des dépenses sociales", recommande
le comité.
- Ainsi, selon lui, la stratégie doit prendre en
compte l'ensemble des variables concourant à une
croissance forte et durable: promotion de
l'épargne, promotion de l'investissement,
diversification des productions.
- Tout ceci doit s'accompagner d'une meilleure
répartition des revenus, destinée à
favoriser la stabilité sociale et à
soutenir la consommation des ménages.
- Cette stratégie peut être soutenue par
le programme d'allégement de la dette de la Banque
mondiale, à laquelle huit pays de la zone franc
participent déjà, souligne le
comité.
- Le rapport souligne également qu'en
dépit de leurs résultats économiques
contrastés, les pays de la zone franc ont
poursuivi leur stratégie d'intégration
régionale "ce qui constitue également un
facteur important d'accélération de
développement".
- Mais, "au-delà des avancées
institutionnelles, les mécanismes de la zone franc
continuent de jouer un rôle stabilisateur essentiel
pour la cohésion de la zone", se félicite
le comité, qui met en avant la solidarité
dont font preuve les pays de la zone entre eux.
- Cette solidarité se traduit en particulier par
la mise en commun de réserves de change dans
chacune des zones d'émission, ce qui incite
davantage à une gestion rigoureuse des finances
publiques, estime le comité.
- Les pays africains de la zone franc regroupent les
membres de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso,
Côte d'Ivoire, Guinée Bissau depuis avril
1997, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ainsi
que les pays membres de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique,
Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad)
et les Comores. (afp)
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