N° 241
du 17/12/2001

Economie


Conjoncture
La BAD s'inquiète

A l'issue d'une conférence de donateurs à Stockholm consacrée aux pays les plus pauvres d'Afrique, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Omar Kabbaj, s'est inquiété du fait que les perspectives économiques en Afrique aient été fortement affectées par le ralentissement économique mondial qui a suivi les attentats aux Etats-Unis.
Selon le président de la BAD, "avant le récent ralentissement de l'économie mondiale et bien sûr les circonstances aggravantes de l'après 11 septembre, nous attendions des taux de croissance de 3 ou 3,5% à 4 ou 5% pour 2002 et 2003". "Mais malheureusement, (...) nous sommes à peine à 3,5%, ce qui est (...) équivalent au taux d'accroissement de la population, si bien que nous ne croissons pas du tout en termes réels", a-t-il estimé, citant même un "fort déclin" dans l'industrie-clef du tourisme en Afrique.
La Banque mondiale a estimé quant à elle que le ralentissement attendu de la croissance mondiale allait "condamner près de dix millions de personnes de plus à vivre dans la pauvreté".
Certains analystes sont toutefois moins alarmistes, estimant que de toute façon, l'impact des attentats sur les pays les plus pauvres sera moins important du fait qu'ils ne sont guère intégrés dans l'économie mondiale.
Avis contraire du président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, qui a estimé lui que depuis cette crise l'on a pu s'apercevoir que "le monde en développement et le monde développé sont beaucoup plus interconnectés que beaucoup de gens ne le pensaient".


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