- A l'issue d'une
conférence de donateurs à Stockholm
consacrée aux pays les plus pauvres d'Afrique, le
président de la Banque africaine de
développement (BAD), Omar
Kabbaj, s'est inquiété du fait que les
perspectives économiques en Afrique aient
été fortement affectées par le
ralentissement économique mondial qui a suivi les
attentats aux Etats-Unis.
- Selon le président de la BAD, "avant le
récent ralentissement de l'économie
mondiale et bien sûr les circonstances aggravantes
de l'après 11 septembre, nous attendions des taux
de croissance de 3 ou 3,5% à 4 ou 5% pour 2002 et
2003". "Mais malheureusement, (...) nous sommes à
peine à 3,5%, ce qui est (...) équivalent
au taux d'accroissement de la population, si bien que
nous ne croissons pas du tout en termes réels",
a-t-il estimé, citant même un "fort
déclin" dans l'industrie-clef du tourisme en
Afrique.
- La Banque mondiale a estimé quant à
elle que le ralentissement attendu de la croissance
mondiale allait "condamner près de dix millions de
personnes de plus à vivre dans la
pauvreté".
- Certains analystes sont toutefois moins alarmistes,
estimant que de toute façon, l'impact des
attentats sur les pays les plus pauvres sera moins
important du fait qu'ils ne sont guère
intégrés dans l'économie mondiale.
- Avis contraire du président de la Banque
mondiale, James Wolfensohn, qui a estimé
lui que depuis cette crise l'on a pu s'apercevoir que "le
monde en développement et le monde
développé sont beaucoup plus
interconnectés que beaucoup de gens ne le
pensaient".
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