N° 244
du 06/02/2002

Economie


Taxer pour financer le développement

Créer une taxe sur les transactions financières internationales, comme la taxe Tobin, une autre sur les investissements faits directement à l'étranger, enfin une sur les bénéfices des multinationales; renforcer le contrôle des marchés et des acteurs financiers, éliminer les paradis fiscaux, créer un fond mondial de développement et réaliser une profonde réforme des institutions financières multilatérales (IMF), limitant leur pouvoir afin d'éviter que des gouvernements puissent adopter des mesures commerciales prédicant les droits de l´homme. Ce sont quelques unes des propositions qui ont été présentées notamment par Dominique Plihon, de Attac France, et par les participants de la conférence "Contrôle des capitaux financiers", qui a eu lieu le 1er février.
Autre idée dans l'air, et qui inquiète beaucoup les VIP de l'informatique, celle d'une taxe sur les noms de domaine.
Comme pour la taxe Tobin (prix Nobel d'économie, qui a proposé la création d'un impôt sur les flux financiers générés par les transactions boursières de par le monde, pour financer des projets de développement), il s'agirait de taxer les noms de domaines «lucratifs» comme «.com» et «.biz» par exemple.
Selon des participants du Forum de Porto Alegre, il s'agirait dans un premier temps de taxer les sites commerciaux et les propriétaires de noms de domaine, proportionnellement à leur chiffre d'affaires.
En retour, le produit de cette taxe serait alloué à des projets de développement solidaire dont la mise en ¦uvre nécessite d'utiliser les nouvelles technologies de l'information.
Tout le contraire des VIP de l'internet qui eux réfléchissent en ce moment au moyen de faire "subventionner" le commerce électronique en l'exonérant de TVA.
Le débat sur cette nouvelle taxe, tant sur son utilité que sur son utilisation n'est en fait pas clos et se poursuit notamment sur le News Group de l'Internet non marchand et solidaire (INMS).


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