- Le Fonds a appelé les pays de la Communauté économique et monétaire de lAfrique Centrale (CEMAC) à faire preuve de davantage de discipline budgétaire, même si la hausse des prix du pétrole leur apporte pour linstant davantage de recettes. Dans sa revue annuelle de la CEMAC, le FMI juge que la situation macroéconomique actuelle appelle à un resserrement des finances.
La CEMAC, qui a succédé en 1999 à lUnion douanière et économique de lAfrique centrale (UDEAC), réunit le Gabon, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Centrafrique, la Guinée Equatoriale et le Tchad.
Selon le FMI, la hausse ces derniers mois du prix du pétrole, dont plusieurs pays de la CEMAC sont exportateurs, a permis à la Communauté de maintenir une croissance satisfaisante même si inégale et daugmenter sensiblement ses réserves internationales.
Pour 2002, le FMI prévoit une croissance moyenne pour la CEMAC de 5,4%, identique à 2001, avec une inflation de 4,4% (3,9% en 2001).
Mais les membres du Conseil dadministration du Fonds ont estimé que la demande intérieure a progressé trop rapidement, en raison dune augmentation rapide du crédit autorisée par la Banque centrale régionale et dune politique budgétaire incitative.
Cela a provoqué une augmentation de linflation et une détérioration de la balance extérieure. Si les membres du Conseil dadministration jugent que la situation des réserves internationales et la compétitivité extérieure de la région restent en générale adéquates, ils ont souligné que la situation macroéconomique actuelle appelle un resserrement des finances.
Selon le FMI, le poids des variations des prix du pétrole dans létablissement des prévisions des ressources budgétaires devrait être amoindri en se basant sur la tendance à long terme et non sur les prix courants.
Le Fonds a également recommandé linstauration dun fonds de stabilisation dont les ressources pourraient être utilisées en cas de baisse prolongée des prix du pétrole.
Beaucoup reste à faire pour arriver à établir un marché commun dans la région, a-t-on ajouté de même source, en se félicitant toutefois de la volonté de favoriser les échanges commerciaux, avec les récentes décisions de simplifier la structure du tarif extérieur commun et de baisser la moyenne des tarifs douaniers. (avec AFP)
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