N°256
du 02/10/2002

Economie


Selon la Banque mondiale
le recul des investissements
dans les pays pauvres devrait se poursuivre

Le recul des investissements étrangers dans les pays pauvres, dû à la mauvaise conjoncture économique internationale et aux retombées des attentats du 11 septembre 2001, devrait se poursuivre l’année prochaine, a prévu l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) faisant partie de la Banque mondiale.
“Il n’y a pas eu seulement l’effet 11 septembre. La crise en Asie, l’Argentine, les marchés boursiers, le Japon, tout cela joue un rôle”, a affirmé, le 16/09, le vice-président de la MIGA, Roger Pruneau, en présentant le rapport d’activité de la MIGA pour l’année fiscale 2001-2002.
L’an dernier cette agence, qui garantit les investissements étrangers dans les pays en développement en les assurant contre les risques de transfert, d’expropriation, de rupture de contrat, de guerre et de troubles civils, a assuré des projets dans 24 pays pour un montant total de 1,357 milliard de dollars (contre 2,153 milliards en 2000/2001) représentant près de 4,7 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (contre 5,2 milliards).
Les projets garantis par la MIGA concernent surtout les secteurs des infrastructures, les finances, les télécommunications et les services.
L’Amérique latine a été le premier bénéficiaire des projets garantis par la MIGA l’an dernier, suivie par l’Europe et l’Asie centrale.
Créée en 1988, la MIGA compte 157 membres et a pour la première fois financé l’an dernier des projets au Bénin, en Mauritanie, au Nigeria et au Sénégal.
Des investisseurs libanais ont pu bénéficier l’an dernier d’une garantie de 8 millions de dollars pour un projet de réseau de téléphonie mobile au Bénin.

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