- 4% en Afrique de louest, 5,7% en Afrique centrale
Les pays africains de la zone franc devraient connaître en 2002 une croissance de 4% pour les pays dAfrique de louest et 5,7% pour ceux dAfrique centrale, a indiqué le 20 septembre le Comité monétaire de la Zone franc.
Ces prévisions dépendent toutefois de plusieurs facteurs, notamment la confirmation de la reprise de léconomie ivoirienne, indique le rapport du comité monétaire, publié par la Banque de France.
Le comité monétaire précise cependant que sur une moyenne période, la croissance reste inférieure au seuil de 7% jugé nécessaire par la Banque mondiale pour entraîner une réduction de la pauvreté.
Le développement économique et la lutte contre la pauvreté requièrent la mise en uvre dune stratégie qui favorise une croissance plus forte avec des investissements productifs et une association plus étroite du secteur privé, selon le rapport, qui juge le Nouveau partenariat pour le développement africain (NEPAD) particulièrement adapté à cette stratégie.
En 2001, les pays africains de la zone franc (PAZF) ont connu en moyenne une croissance de 4,2%, supérieure à celle de lAfrique sub-saharienne dans son ensemble (3,4%), selon le rapport. Les PAZF dAfrique de lOuest (UEMOA) ont ainsi connu une croissance de 2,9% (contre 0,9% en 2000), et ceux dAfrique centrale (CEMAC) de 5,7% (contre 3,4% en 2000).
Dans les pays de lUEMOA, laccélération de la croissance sexplique par le dynamisme du secteur primaire (agriculture), qui est resté le principal moteur dactivité, même si elle reste en deçà du rythme moyen (+4,4%) observé entre 1995 et 2000, en raison notamment du recul de lactivité en Côte dIvoire, note le comité monétaire.
En Côte dIvoire, qui représente près de 40% du PIB de lUEMOA, les récoltes de café et de cacao ont sensiblement régressé en volume, alors que le secteur industriel a également vu son activité seffriter.
En Afrique centrale, le secteur des services a été le principal moteur de la croissance des pays de la CEMAC, du fait de lamélioration du pouvoir dachat des ménages, liée à la création de nombreux emplois induits par la construction de loléoduc de Doba-Kribi (Tchad/Cameroun) et dautres grands travaux.
Cette évolution sest manifestée notamment par le développement de la téléphonie mobile et des transports, alors que la production de pétrole a augmenté de 5,7%, selon le rapport, qui estime que les investissements du secteur pétrolier ont apporté une contribution notable à la hausse du PIB dans des pays comme le Cameroun, le Togo, le Gabon, la Guinée Equatoriale ou le Tchad.
Comme en 2000, les PAZF ont subi en 2001 des chocs exogènes dus à des fortes variations des termes de léchange, notamment la baisse des cours du pétrole, du coton et des denrées tropicales, selon le comité monétaire.
Dans un environnement international peu favorable, les PAZF sont parvenus à maintenir une relative stabilité macro-économique, avec une inflation qui apparaît relativement modérée dans chacune des deux unions sous-régionales (4,1% pour lUEMOA, 4,2% pour la CEMAC), en raison notamment de lancrage des francs CFA et comorien à lEuro, toujours selon le rapport.
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