N°257
du 17/10/2002

Economie


Processus de Kimberley
Le Canada s’engage à lutter
contre le commerce “des diamants de la guerre”

Le Canada s’est engagé à appliquer un régime international de certification des diamants afin de lutter contre le commerce “des diamants de la guerre” qui finance toujours certains conflits meurtriers en Afrique.
Un projet de loi a été déposé au Parlement pour respecter le processus de Kimberley, qui vise à instaurer plusieurs contrôles au cours de l’acheminement de ces pierres précieuses, des mines aux ateliers de polissage.
Lancée en 2000 par l’Afrique du Sud et soutenue par les Nations Unies, cette initiative regroupe 48 pays désireux de mettre fin au trafic de diamants de la guerre, ainsi que des industriels.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, “le programme de certification devrait promouvoir le développement économique et accroître les recettes fiscales dans ces pays, grâce à l’intensification de l’activité minière légitime”.
Avec ce système, un “certificat d’origine” réputé inviolable devra obligatoirement accompagner tout colis de diamants bruts exportés. Aucun envoi de gemmes dépourvu de ce certificat ne pourra passer légalement les frontières d’un pays signataire.
Le Canada est pour l’instant un petit producteur de diamants, qui recèle, en valeur et non en nombre, 6% des pierres produites dans le monde.
L’ouverture d’une nouvelle mine l’an prochain dans le nord du pays devrait lui permettre de se hisser d’ici 2010 parmi les principaux pays producteurs.

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