N° 271
du 03/06/2003

Economie


Bois
Greenpeace satisfait de l’extension des sanctions
au commerce du bois libérien

Greenpeace s’est félicité le 7/05 de l’extension au commerce du bois des sanctions de l’ONU contre le Liberia, à l’occasion du renouvellement de ces mesures par le Conseil de sécurité.
«Les Nations unies reconnaissent ainsi que ce commerce du bois ne profitait qu’à quelques membres du gouvernement libérien et aux milices qui lui sont rattachées et non pas aux populations locales qui souffrent depuis des années des guerres civiles», a écrit l’association écologiste internationale dans un communiqué.
L’embargo sur les exportations de bois libérien, décidé pour la première fois par le Conseil de sécurité à compter du 7 juillet, «représente un pas décisif vers une prise de conscience des gouvernements concernant la valeur des forêts tropicales et l’urgence de leur préservation» pour la sauvegarde de la biodiversité (diversité des ressources naturelles)», estime Greenpeace.
Le Conseil de sécurité a reconduit pour un an à l’unanimité des sanctions prises contre le Liberia en raison de son soutien aux rebelles du RUF de Sierra Leone, notamment un embargo sur les armes.
Au printemps 2002, Greenpeace avait lancé une campagne contre le «trafic du bois libérien, qui alimente la guerre civile», interceptant plusieurs cargos transportant des bois tropicaux.
A la mi-mai, des militants de Greenpeace France ont mené leur propre opération de contrôle dans le port français de Sète, affirmant que «parmi 50 piles de grumes examinées, l’inspection (avait) mis en évidence 32 piles de bois en provenance du Liberia et de compagnies pratiquant des activités illégales». Greenpeace rappelait à l’occasion que «un quart des bois tropicaux importés en France sont destinés aux marchés publics».

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