N° 272
du 17/06/2003

Economie


BAD
La Banque maintient son siège à Abidjan, mais restera à Tunis
en attendant des jours meilleurs en Côte d’Ivoire

Les gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont clos leur 38e assemblée générale annuelle le 4 juin à Addis Abeba, en s’engageant fermement à maintenir le siège de la première institution financière du continent à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Les opérations du groupe de la BAD sont temporairement relocalisées à Tunis depuis février 2003 en raison de la crise socio-politique en Côte d’Ivoire et le personnel y restera encore pendant au moins deux ans. Une éventuelle décision de retour en Côte d’Ivoire sera suivie d’effet un an après son annonce par les gouverneurs. Un retour de la BAD à Abidjan n’est donc plus possible avant l’assemblée annuelle de mai 2005. Or, en 2005, des élections générales sont prévues en Côte d’Ivoire, et l’on ne peut exclure qu’elles puissent susciter des troubles dans le pays.
Quatre pays africains se sont portés candidats pour abriter l’assemblée 2004 de la BAD : Maroc, Sénégal, Botswana et Ouganda.

L’assemblée d’Addis Abeba a évoqué la mise en œuvre du NEPAD, la faiblesse des performances économiques africaines en 2002, ainsi que la prochaine décentralisation des opérations de la BAD.
Selon la Banque, très peu d’Etats d’Afrique sub-saharienne pourront parvenir en 2015 aux Objectifs de développement du millénaire prônés par les Nations unies.
La BAD, enfin, a critiqué à nouveau les barrières tarifaires et non tarifaires imposées par les pays industrialisés sur les produits en provenance des pays en développement, et les subventions accordées par ces mêmes pays riches à leurs propres secteurs agricoles.

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