- Les gouverneurs de la Banque africaine de développement (BAD) ont clos leur 38e assemblée générale annuelle le 4 juin à Addis Abeba, en sengageant fermement à maintenir le siège de la première institution financière du continent à Abidjan, la capitale économique de la Côte dIvoire. Les opérations du groupe de la BAD sont temporairement relocalisées à Tunis depuis février 2003 en raison de la crise socio-politique en Côte dIvoire et le personnel y restera encore pendant au moins deux ans. Une éventuelle décision de retour en Côte dIvoire sera suivie deffet un an après son annonce par les gouverneurs. Un retour de la BAD à Abidjan nest donc plus possible avant lassemblée annuelle de mai 2005. Or, en 2005, des élections générales sont prévues en Côte dIvoire, et lon ne peut exclure quelles puissent susciter des troubles dans le pays.
Quatre pays africains se sont portés candidats pour abriter lassemblée 2004 de la BAD : Maroc, Sénégal, Botswana et Ouganda.
Lassemblée dAddis Abeba a évoqué la mise en uvre du NEPAD, la faiblesse des performances économiques africaines en 2002, ainsi que la prochaine décentralisation des opérations de la BAD.
Selon la Banque, très peu dEtats dAfrique sub-saharienne pourront parvenir en 2015 aux Objectifs de développement du millénaire prônés par les Nations unies.
La BAD, enfin, a critiqué à nouveau les barrières tarifaires et non tarifaires imposées par les pays industrialisés sur les produits en provenance des pays en développement, et les subventions accordées par ces mêmes pays riches à leurs propres secteurs agricoles.
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