N° 225
du 15/03/2001

OUA / UA (Union Africaine)


5ème sommet extraordinaire de l'OUA
Ambiance, ambiance...

Plus de 40 chefs d'Etats et de gouvernement africains ont assisté le 1er mars à l'ouverture du 5ème sommet extraordinaire de l'OUA, organisé dans le fastueux Palais des congrès de Syrte par le chef de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi pour accélérer la naissance de l'Union africaine.
Boubou et keffia bleus, le colonel Kadhafi a entamé avec beaucoup de retard sur l'horaire prévu un long discours dans lequel il a salué la "libération de l'Afrique" et a affirmé que le continent noir après avoir subi des "humiliations avait infligé une défaite à l'Europe".
Il a appelé à l'Union de l'Afrique, s'en est pris aux anciennes puissances coloniales, a souligné la "faiblesse du Portugal assisté par le reste de l'Europe", a demandé "à la France des compensations pour plus d'un siècle de colonisation" et a affirmé qu'il ne laisserait pas "la Grande-Bretagne envahir la Sierra Leone".
Face à lui dans le hall "Ouagadougou", plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement assis devant un parterre de fleurs naturelles suivaient patiemment son discours, ponctué du V de la victoire, sous l'¦il de quelques amazones en treillis. Nelson Mandela, un peu fatigué, et Ben Bella étaient assis à côté de la tribune officielle.
Parmi plus de 30 chefs d'Etat, figuraient Abdelaziz Bouteflika d'Algérie Thabo Mbeki d'Afrique du Sud et Olusegun Obasanjo du Nigeria.
Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila était également présent ainsi que Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire, Daniel arap Moi du Kenya, Omar Bongo du Gabon, Joaquim Chissano du Mozambique, Yoweri Museveni d'Ouganda, Abdoulaye Wade du Sénégal, Omar Bechir du Soudan et Gnassingbé Eyadéma du Togo, qui est président en exercice de l'OUA et a ouvert le sommet en appelant à la "construction d'une Afrique nouvelle plus forte".
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat participait aussi au sommet.
Mais les deux voisins arabes de la Libye, le Tunisien Ben Ali et l'Egyptien Hosni Moubarak étaient absents.
C'est à Syrte, sa région natale sur les rivages de la Méditerranée, que le dirigeant libyen avait déjà fastueusement invité en septembre 1999 les chefs d'Etat et de gouvernement africains pour lancer son idée d'Union africaine.
 
Création au Sénégal d'un site internet "www.union-africaine.com"
 
Un site internet consacré à l'Union africaine vient d'être lancé au Sénégal, sur une initiative d'intellectuels fortement appuyée par le président Abdoulaye Wade. "Bienvenue sur le site de l'Union africaine", ou encore "l'Afrique unie vous invite sur son site", sont les mots d'accueil sur le site sénégalais. Ils sont immédiatement suivis d'une citation du président Wade: "Au niveau national comme au niveau continental, les Africains doivent apprendre à compter sur eux-mêmes d'abord".
Sont ensuite exposés les "objectifs et enjeux" de l'Union africaine, son "historique", le "pourquoi" de sa réalisation. Des liens conduisent vers des sites d'information sur les ressources naturelles de l'Afrique, ses coutumes, son économie ou encore ses sportifs.


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