N° 240
du 30/11/2001

OUA / UA (Union Africaine)


L'OUA sera "enterrée"
au sommet de Pretoria, selon Amara Essy

L'Organisation de l'unité africaine (OUA) sera bel et bien "enterrée" au profit de l'Union africaine (UA) lors du prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement africains en juillet 2002 à Pretoria (Afrique du Sud), selon son secrétaire général, Amara Essy.
"Les organes moteurs (de l'UA) comme la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement (organe suprême), le conseil exécutif (ministres) et la Commission seront mis en place", a déclaré M. Essy au siège de l'OUA à Addis Abeba, lors de son premier point de presse depuis sa prise de fonction le 17 septembre.
L'Union africaine (UA), destinée à remplacer l'OUA, est née "juridiquement et politiquement" le 26 mai dernier, avec l'entrée en vigueur de son acte constitutif. "On pourra lancer l'Union africaine en Afrique du Sud", a assuré M. Essy en évoquant une future "Union africaine des peuples".
Lors du dernier sommet panafricain de Lusaka (juillet 2001), le diplomate ivoirien avait été difficilement élu pour mener à bien la période transitoire d'au moins un an avant le passage de l'OUA à l'UA.
Selon lui, le "développement économique", le "combat contre la pauvreté" et le "volet paix" sont au centre des priorités de cette UA dont "le succès dépend de l'amélioration des conditions de vie des Africains".
Interrogé sur la multiplication des guerres en Afrique, le secrétaire général a estimé qu'on "ne peut attendre la fin des conflits pour faire l'Union africaine".
L'acte constitutif de l'UA prévoit la mise en place d'un Parlement panafricain, d'une Cour de justice, d'un fonds monétaire africain et d'une banque africaine d'investissement.
 
Un forum consacré à la transition vers l'Union africaine (UA), sera organisé à Addis Abeba en mars 2002. Ce forum, organisé conjointement par la commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) et l'OUA, doit réunir des représentants de toutes les couches de la société africaine. Selon l'OUA, il s'agit de la nécessité de garantir la pleine participation de tous les Africains, notamment les femmes et les jeunes, au processus de l'Union, et de répondre aux aspirations légitimes de tous les peuples africains. Le prochain conseil des ministres de l'OUA est également prévu en mars 2002.


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