N°256
du 02/10/2002

UA (Union Africaine)


Corruption
Adoption du projet de convention de l’UA
qui ne passionne guère les pays concernés

Le projet de convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption a été adoptée le 19 septembre à Addis Abeba lors d’une conférence ministérielle des Etats membres.
Quarante des 53 délégations africaines ont assisté aux travaux de la réunion ministérielle mais à peine dix ministres étaient présents pour finaliser le projet de convention de l’Union. Les observateurs de l’ONG Transparency International (TI) se sont notamment déclaré sur place “surpris et déçus” par cette faible représentation ministérielle africaine ainsi que par l’absence de délégués des agences de l’ONU.
“Le projet a été adopté à l’unanimité” des participants, s’est toutefois félicité à la sortie un délégué du Botswana, pays africain classé notamment parmi les plus vertueux sur le continent.
“C’est un pas en avant dans la lutte contre la corruption au niveau continental mais c’est vrai aussi qu’il n’y avait pas beaucoup de ministres, c’est vraiment dommage”, a déploré Chantal Uwimana, du secrétariat international de Transparency international (TI).
Le texte final comporte 28 articles évoquant notamment la lutte contre le blanchiment de l’argent de la corruption, la lutte contre la corruption et infractions assimilées dans la fonction publique, l’enrichissement illicite, le financement des partis politiques, l’extradition, le secret bancaire, l’entraide judiciaire en matière pénale et la coopération internationale.
Le projet de convention adoptée par les ministres doit maintenant être soumis aux chefs d’Etat et de gouvernement africains.
Un Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de l’intégrité est prévu en mai 2003 à Séoul (Corée du Sud). (avec AFP)

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