- Le projet de convention de lUnion africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption a été adoptée le 19 septembre à Addis Abeba lors dune conférence ministérielle des Etats membres.
Quarante des 53 délégations africaines ont assisté aux travaux de la réunion ministérielle mais à peine dix ministres étaient présents pour finaliser le projet de convention de lUnion. Les observateurs de lONG Transparency International (TI) se sont notamment déclaré sur place surpris et déçus par cette faible représentation ministérielle africaine ainsi que par labsence de délégués des agences de lONU.
Le projet a été adopté à lunanimité des participants, sest toutefois félicité à la sortie un délégué du Botswana, pays africain classé notamment parmi les plus vertueux sur le continent.
Cest un pas en avant dans la lutte contre la corruption au niveau continental mais cest vrai aussi quil ny avait pas beaucoup de ministres, cest vraiment dommage, a déploré Chantal Uwimana, du secrétariat international de Transparency international (TI).
Le texte final comporte 28 articles évoquant notamment la lutte contre le blanchiment de largent de la corruption, la lutte contre la corruption et infractions assimilées dans la fonction publique, lenrichissement illicite, le financement des partis politiques, lextradition, le secret bancaire, lentraide judiciaire en matière pénale et la coopération internationale.
Le projet de convention adoptée par les ministres doit maintenant être soumis aux chefs dEtat et de gouvernement africains.
Un Forum mondial sur la lutte contre la corruption et la sauvegarde de lintégrité est prévu en mai 2003 à Séoul (Corée du Sud). (avec AFP)
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