N°256
du 02/10/2002

UA (Union Africaine)


Les députés sud-africains
veulent que le futur Parlement africain siège en Afrique du Sud

Les députés sud-africains ont adopté à l’unanimité une motion pour recommander à leur gouvernement que l’Afrique du Sud accueille le siège du futur Parlement panafricain (PAP) de l’Union africaine.
Tous les partis présents ont appuyé la motion, présentée par la présidente de l’Assemblée Frene Ginwala, qui estime que la localisation du Parlement en Afrique du Sud serait dans les intérêts du continent, du pays, et de la démocratie en général.
Un Parlement panafricain au rôle consultatif est l’une des nouvelles institutions prévues dans le cadre de l’Union africaine (UA). Sa mise en place est liée à la ratification par une majorité des 53 Etats membres de l’UA du protocole de mars 2001 instaurant le Parlement. Huit états l’ont ratifié à ce jour.
La Libye s’est dite candidate pour accueillir le futur Parlement, et le ministre libyen pour l’Unité africaine Ali Abdel Salam Triki, exprimait en juillet en marge du sommet fondateur de l’UA sa confiance que son pays, “seul candidat” à sa connaissance, obtiendrait le futur Parlement.
L’Afrique du Sud n’a à ce jour n’a pas fait acte de canditature.
Lors du débat au Parlement sud-africain, le Nouveau Parti national (NNP - opposition) a appuyé le choix de l’Afrique du Sud et estimé que “la Libye ne devrait pas être autorisée à accueillir ce parlement, malgré son offre informelle en ce sens”. “Placer le parlement africain dans un pays qui n’est pas complètement attaché à des principes démocratiques serait une immense erreur de jugement, qui compromettrait la légitimité de l’institution”, a déclaré Bob Geldenhuys, chef parlementaire du NNP.

Retour au sommaire OUA/UA

Retour au sommaire ARCHIVE