N° 274
du 16/07/2003

UA (Union Africaine)


Sommet de l’Union Africaine
Le Malien Alpha Oumar Konaré
élu président de la Commission

L’ancien président malien, Alpha Oumar Konaré, a été élu le 10 juillet à la présidence de la Commission, l’exécutif de l’Union africaine, par les Chefs d’Etat de l’UA réunis en sommet à Maputo au Mozambique.
C’est le président mozambicain Joaquim Chissano, qui prend la présidence tournante de l’UA pour un an.

Alpha Konaré a été élu par 35 voix sur 45 exprimées. Six pays ont voté contre lui et quatre se sont abstenus. L’Union africaine compte 53 Etats membres, mais seuls ceux qui sont à jour de leurs cotisations ou ne font pas l’objet de sanctions ont le droit de voter.
Le nouveau président de la Commission africaine est élu pour quatre ans et devrait entrer en fonction en septembre prochain.
Alpha Oumar Konaré était le seul candidat encore en lice à ce poste après le retrait de l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères, Amara Essy, qui avait assuré la présidence intérimaire de la Commission africaine pendant un an. La Côte d’Ivoire, voyant que son candidat n’était pas soutenu par les «grands» pays que sont l’Afrique du sud, le Nigeria, la Libye ou l’Egypte, a finalement préféré l’écarter de la compétition.

Le grand retour de Madagascar

Autre fait marquant de ce sommet, dès l’ouverture, le président sortant de l’UA, le président sud-africain Thabo Mbeki, avait annoncé la réintégration de Madagascar. «Cette réintégration me va droit au cœur. Je veux exprimer la joie et la fierté de Madagascar de retrouver la grande famille africaine», a déclaré le président malgache Marc Ravalomanana.
Cerise sur le gâteau, ce sera Madagascar qui accueillera le prochain sommet de l’UA en 2004.
Depuis l’élection présidentielle contestée de décembre 2001, le siège de Madagascar à l’UA était resté vacant, notamment au dernier sommet de Durban en Afrique du Sud, les instances panafricaines ayant décidé sa suspension.
Les présidents de Côte d’Ivoire, de Centrafrique, du Liberia et du Togo étaient absents de ce sommet. L’Ivoirien Laurent Gbabgo et le Togolais Gnassingbé Eyadéma ont avancé des raisons de situation intérieure, le Libérien Charles Taylor était sous le coup d’un mandat d’arrêt international, et le Centrafricain François Bozizé avait lui le défaut d’être arrivé au pouvoir par un coup d’Etat.

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