- Lancien président malien, Alpha Oumar Konaré, a été élu le 10 juillet à la présidence de la Commission, lexécutif de lUnion africaine, par les Chefs dEtat de lUA réunis en sommet à Maputo au Mozambique.
Cest le président mozambicain Joaquim Chissano, qui prend la présidence tournante de lUA pour un an.
Alpha Konaré a été élu par 35 voix sur 45 exprimées. Six pays ont voté contre lui et quatre se sont abstenus. LUnion africaine compte 53 Etats membres, mais seuls ceux qui sont à jour de leurs cotisations ou ne font pas lobjet de sanctions ont le droit de voter.
Le nouveau président de la Commission africaine est élu pour quatre ans et devrait entrer en fonction en septembre prochain.
Alpha Oumar Konaré était le seul candidat encore en lice à ce poste après le retrait de lancien ministre ivoirien des Affaires étrangères, Amara Essy, qui avait assuré la présidence intérimaire de la Commission africaine pendant un an. La Côte dIvoire, voyant que son candidat nétait pas soutenu par les «grands» pays que sont lAfrique du sud, le Nigeria, la Libye ou lEgypte, a finalement préféré lécarter de la compétition.
Le grand retour de Madagascar
Autre fait marquant de ce sommet, dès louverture, le président sortant de lUA, le président sud-africain Thabo Mbeki, avait annoncé la réintégration de Madagascar. «Cette réintégration me va droit au cur. Je veux exprimer la joie et la fierté de Madagascar de retrouver la grande famille africaine», a déclaré le président malgache Marc Ravalomanana.
Cerise sur le gâteau, ce sera Madagascar qui accueillera le prochain sommet de lUA en 2004.
Depuis lélection présidentielle contestée de décembre 2001, le siège de Madagascar à lUA était resté vacant, notamment au dernier sommet de Durban en Afrique du Sud, les instances panafricaines ayant décidé sa suspension.
Les présidents de Côte dIvoire, de Centrafrique, du Liberia et du Togo étaient absents de ce sommet. LIvoirien Laurent Gbabgo et le Togolais Gnassingbé Eyadéma ont avancé des raisons de situation intérieure, le Libérien Charles Taylor était sous le coup dun mandat darrêt international, et le Centrafricain François Bozizé avait lui le défaut dêtre arrivé au pouvoir par un coup dEtat.
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